L’OCDE, le club des pays industrialisés, a réalisé un « examen territorial » sur Bruxelles, à la demande du gouvernement bruxellois et de l’ancien ministre Pascal Smet (Vooruit). Les résultats, désormais disponibles, sont en quelque sorte prévisibles.
- L’OCDE adopte une approche assez positive, qualifiant Bruxelles de « région attractive et productive », mais souligne néanmoins qu’il existe un certain nombre de problèmes. Pour en citer un : les embouteillages. En moyenne, on perd 98 heures par an dans les bouchons à Bruxelles, ce qui place la ville au 17ème rang sur 1 000 villes, comme la pire. À Mexico, c’est 74 heures.
- Le rapport met en évidence une crise du logement imminente : il y a un manque de prévisions pour les années à venir. Il présente toute une série de recommandations, toutes visant à augmenter le nombre de logements abordables. Il en va de même pour la mobilité : les investissements sont bons, mais insuffisants.
- Mais le véritable problème (et là, aucune surprise) est la situation financière dramatique de la capitale, « la dette a doublé entre 2016 et 2021 », note-t-on. Et d’ajouter immédiatement : « Le manque de coordination adéquate dans les investissements publics risque d’entraîner des inefficacités et des duplications », constate-t-on.
- Cette fragmentation administrative de Bruxelles est également critiquée. Le rapport va jusqu’à suggérer que la fusion des communes pourrait être une option (un tabou absolu pour les partis francophones). Et encore : l’OCDE conseille ouvertement de procéder à une nouvelle réforme de l’État et de rendre le niveau bruxellois plus efficace.
- Cette préparation à une telle réforme de l’État était également en cours parmi les partis francophones bruxellois, sous la direction du chef du PS à Bruxelles, Ahmed Laaouej. Mais avec les élections à venir, cela est relégué au second plan.