Un ministre britannique prévoit un accord avec l’UE d’ici le début de l’été


Principaux renseignements

  • Selon le ministre britannique des Affaires européennes, Nick Thomas-Symonds, un accord visant à réintégrer l’économie britannique dans l’Union européenne pourrait être conclu d’ici l’été.
  • Des progrès considérables ont été réalisés en vue de parvenir à un accord définitif d’ici la fin de l’année.
  • Le Royaume-Uni et l’UE visent à finaliser un accord qui profite aux deux parties, en particulier dans des domaines tels que la sécurité, la défense et l’énergie.

Un ministre britannique clé chargé des relations avec l’Union européenne estime qu’un accord visant à réintégrer certains aspects de l’économie britannique au sein de l’UE est réalisable d’ici le début de l’été. Nick Thomas-Symonds, ministre britannique des Relations européennes, a fait part de cet optimisme lors d’une interview sur le podcast Westminster Insider de Politico.

Litiges relatifs aux frais de scolarité

Des divergences persistent concernant les frais d’inscription des étudiants européens et la portée d’un programme de mobilité pour les jeunes. Nick Thomas-Symonds affirme néanmoins que des « progrès très significatifs » ont été réalisés en collaboration avec son homologue européen, Maroš Šefčovič. Ainsi, le ministre a confirmé que l’engagement de finaliser ce réalignement d’ici la fin de l’année figurera dans le discours du Trône du 13 mai. Ce discours présentera le programme législatif du gouvernement. Par ailleurs, un sommet entre le Royaume-Uni et l’Union européenne est prévu fin juin ou en juillet. Celui-ci servira à préciser les détails de l’accord et à définir les priorités futures.

Répondant aux inquiétudes selon lesquelles les capitales européennes pourraient ne pas partager l’enthousiasme du Royaume-Uni pour un rapprochement post-Brexit, Thomas-Symonds a souligné la fermeté tant du calendrier que des ambitions. Il part du principe que la législation instaurant les mécanismes d’harmonisation sera finalisée d’ici fin 2026. Pour cela, l’adoption par le Parlement devra être achevée d’ici là.

Les récentes négociations ont connu des revers, notamment concernant les frais d’inscription des étudiants européens. Les responsables de l’UE ont insisté pour que ces étudiants s’acquittent des frais d’inscription « nationaux » dans le cadre de tout accord sur la mobilité des jeunes. Ils devraient ainsi payer ce montant plutôt que le tarif international plus élevé habituellement appliqué. Selon des responsables britanniques, cette exigence inattendue ne figurait pas dans l’accord-cadre initial. La mesure suscite des inquiétudes au sein du secteur universitaire britannique, car le coût annuel potentiel pour les établissements d’enseignement supérieur est estimé à 140 millions de livres sterling (environ 163 millions d’euros).

Programme de mobilité des jeunes

Le programme de mobilité des jeunes s’est avéré particulièrement complexe à finaliser. Ainsi, le Royaume-Uni insiste sur un plafond strict concernant le nombre de jeunes éligibles pour vivre, étudier et travailler dans le pays dans le cadre de ce programme. Par ailleurs, l’Union européenne propose d’autoriser la Grande-Bretagne à suspendre temporairement sa participation si les chiffres dépassent un niveau convenu.

Nick Thomas-Symonds n’exclut pas un compromis concernant ce mécanisme. Ainsi, il réitère la nécessité de limites numériques comme base des négociations. Par ailleurs, il rejette les informations suggérant une impasse dans les pourparlers. Il souligne que « les deux parties peuvent sortir gagnantes » de l’accord. Cela concerne en particulier des domaines tels que la sécurité, la défense et l’énergie.

Le ministre a également exprimé sa confiance dans le leadership du Premier ministre Keir Starmer. Ainsi, il prédit que son mandat s’étendra au-delà de 2026. Il estime que le « leadership calme et clair » de Starmer pendant la crise iranienne pourrait atténuer tout défi potentiel en matière de leadership après les élections de mai.

Visite du roi Charles III

Alors que Charles III se prépare à une visite d’État aux États-Unis à la fin du mois, Nick Thomas-Symonds reconnaît un contexte international instable. Ainsi, il suggère que le monarque pourrait devoir faire preuve de retenue lors de ses interactions avec le président Donald Trump. Par ailleurs, il loue Charles III. Il le qualifie de « diplomate important et subtil ». Il souligne aussi sa capacité à utiliser efficacement ces compétences sur la scène internationale.

En établissant des parallèles avec le passé, Thomas-Symonds évoque des similitudes avec le mandat de Premier ministre de Harold Wilson dans les années 1970. Il fait référence à la renégociation des relations de la Grande-Bretagne avec les institutions européennes. Il mentionne aussi la gestion des conséquences d’un choc pétrolier lié à un conflit au Moyen-Orient. Toutefois, il rejette les comparaisons avec la démission soudaine de Wilson en 1976. Ainsi, il souligne qu’il s’agissait d’« un moment qu’il avait entièrement choisi lui-même ».

(jw)(fc)

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