Principaux renseignements
- Les responsables de la défense néerlandais suggèrent la possibilité de contourner les contrôles logiciels américains sur les avions F-35.
- La dépendance vis-à-vis des logiciels militaires contrôlés par les États-Unis soulève des inquiétudes quant à l’autonomie des alliés en matière de sécurité nationale.
- L’accord unique conclu entre Israël et les États-Unis pour personnaliser le logiciel de ses F-35 met en évidence les défis et les possibilités liés à l’indépendance technologique.
Le secrétaire d’État néerlandais à la Défense, Gijs Tuinman, a suscité la controverse en suggérant que l’avion de combat F-35 pourrait être « jailbreaké » si les États-Unis interrompaient les mises à jour logicielles. Cette déclaration a déclenché des discussions sur la dépendance vis-à-vis des logiciels militaires, la coopération internationale en matière de sécurité et l’autonomie technologique entre alliés.
iPhones
Tuinman a établi un parallèle surprenant entre le F-35 et les appareils électroniques grand public tels que les iPhones, laissant entendre que le logiciel complexe de l’avion pourrait être modifié malgré un cryptage puissant et une intégration à des systèmes sécurisés. Si les experts reconnaissent les prouesses techniques nécessaires pour réaliser un tel exploit, ils mettent en garde contre les risques potentiels pour les systèmes de sécurité et la violation des accords d’assistance.
Exception Israélienne
La controverse survient dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et les capitales européennes concernant les différends commerciaux, les dépenses de défense et l’autonomie stratégique. Les détracteurs affirment que la dépendance à l’égard des logiciels contrôlés par les États-Unis confère à Washington une influence indue sur les capacités de combat aérien des pays partenaires.
Israël constitue une exception notable, ayant négocié des droits spéciaux pour intégrer des logiciels développés localement dans sa variante du F-35. Ce cas démontre la possibilité d’une personnalisation locale, mais souligne la rareté de tels accords.
Tuinman met le doigt sur l’importance de software
La déclaration de Tuinman souligne l’importance croissante des logiciels dans la technologie militaire moderne, estompant les frontières entre les débats sur les technologies grand public et les préoccupations en matière de sécurité nationale. Le débat sur la question de savoir qui contrôle le code qui pilote ces machines sophistiquées ne fait que commencer, soulignant le rôle crucial des puces, des logiciels et des alliances stratégiques dans le monde actuel.
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