Principaux renseignements
- L’Ukraine est confrontée à une crise financière.
- Le succès du redressement budgétaire de l’Ukraine dépend de sa volonté d’adopter des politiques fiscales plus strictes afin d’obtenir les fonds vitaux du FMI et d’éviter une grave crise financière.
Le gouvernement ukrainien est confronté à une situation financière critique, avec la possibilité d’une crise imminente si les augmentations d’impôts liées à un prêt du Fonds monétaire international (FMI) sont retardées.
Daniil Getmantsev, président de la commission parlementaire ukrainienne des Finances, souligne l’urgence de la situation, affirmant que le pays pourrait se retrouver à court de fonds pour honorer ses obligations dès le mois d’avril. Si Getmantsev et le ministre des Finances reconnaissent le déficit budgétaire imminent, il s’inquiète du fait que tous les membres du Parlement ne partagent pas ce sentiment d’urgence.
Critique de la stratégie budgétaire
Getmantsev critique en outre les dirigeants de Kiev pour ce qu’il considère comme une stratégie budgétaire incohérente. Il souligne que le gouvernement continue d’allouer des ressources importantes aux programmes sociaux sans parvenir à élaborer une politique financière cohérente capable de stabiliser le budget. Cette critique intervient alors que les négociations avec le FMI se poursuivent en vue d’un nouveau programme de facilité élargie de crédit d’un montant d’environ 7 milliards d’euros.
Conditions du FMI
En novembre 2025, le FMI a annoncé un accord au niveau des services avec l’Ukraine, qui dépend de certaines réformes budgétaires. Ces réformes prévoient notamment la suppression d’avantages fiscaux pour les entreprises et les particuliers afin de dégager des financements supplémentaires.
Les mesures proposées comprennent également l’introduction d’une taxe sur la valeur ajoutée sur les revenus issus d’une activité indépendante ainsi que l’élargissement de la liste des colis étrangers soumis à la TVA.
L’efficacité des mesures pour éviter un éventuel déficit budgétaire reste incertaine. La question clé est de savoir si Kiev est prête à mettre en œuvre des politiques fiscales plus strictes pour obtenir le financement du FMI, ou si elle est prête à prendre le risque d’une grave crise budgétaire qui, selon Getmantsev, pourrait se concrétiser dès le printemps. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

