UE ouvre la porte à la Turquie pour qu’elle accède au système de paiement en euros


Principaux renseignements

  • L’UE propose l’intégration de la Turquie dans l’Espace unique de paiement en euros (SEPA) afin de favoriser l’intégration et de réaliser des économies.
  • L’adhésion au SEPA pourrait permettre à la Turquie d’économiser des centaines de millions d’euros par an sur les paiements transfrontaliers en euros.
  • Bien que cela puisse avoir des répercussions sur les revenus des banques turques, l’UE souligne les avantages pour les entreprises et les particuliers.

L’Union européenne a proposé que la Turquie adhère au système de l’espace unique de paiement en euros (SEPA). Afin de stimuler les efforts d’intégration et d’offrir des avantages aux personnes qui effectuent des virements à l’étranger. Cette proposition a été formulée par la commissaire européenne chargée de l’élargissement, Marta Kos, lors de sa rencontre avec le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, le mois dernier.

Économies pour la Turquie

Le SEPA permet d’effectuer des paiements transfrontaliers en euros plus rapides, moins coûteux et plus sûrs au sein des 41 pays participants. Selon les estimations de l’UE, l’adhésion à ce système pourrait permettre à l’économie turque d’économiser des centaines de millions d’euros chaque année.

L’Union européenne considère cette proposition comme une opportunité précieuse pour la Turquie de renforcer son intégration économique et son partenariat avec l’Union. Ankara n’a toutefois pas encore réagi publiquement à cette proposition. Des responsables turcs ont confirmé que l’offre avait été faite lors de la visite de Kos. Mais ils soulignent que c’est au ministère des Finances qu’il revient de l’évaluer.

Banques turques

L’adhésion de la Turquie au SEPA pourrait avoir des répercussions sur les revenus des banques turques provenant des virements internationaux. L’UE estime toutefois que les économies substantielles réalisées par les entreprises et les particuliers compensent les pertes éventuelles. Cette proposition intervient alors que l’UE et la Turquie s’efforcent de moderniser leur union douanière et de renforcer leurs liens économiques. Malgré l’enlisement des négociations d’adhésion. (ev)(fc)

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