Principaux renseignements
- L’Union européenne a interdit les importations de gaz russe d’ici fin 2027, obligeant les États membres à diversifier leurs sources d’énergie.
- Des sanctions sévères attendent ceux qui enfreignent les nouvelles réglementations imposant la vérification de l’origine du gaz importé.
- La Belgique fait face à un défi, car elle devient de plus en plus dépendante des importations de GNL russe.
L’Union européenne a officiellement approuvé un règlement qui mettra fin à toutes les importations de gaz russe d’ici fin 2027. Cette interdiction concerne à la fois le gaz acheminé par gazoduc et le gaz naturel liquéfié (GNL) et entrera en vigueur 6 semaines après la publication du règlement.
Stratégies nationales de diversification
La commissaire européenne à l’énergie, Kadri Simson, a souligné l’importance de cette décision, affirmant qu’elle marque une étape cruciale vers l’indépendance énergétique du bloc. La réglementation oblige les États membres de l’UE à élaborer, d’ici le 1er mars 2026, des plans nationaux décrivant les stratégies de diversification de l’approvisionnement en gaz et les mesures à prendre pour relever les défis potentiels liés au remplacement des importations russes.
Si l’interdiction vise à réduire au minimum la dépendance vis-à-vis de la Russie, elle prévoit toutefois des dispositions permettant une suspension temporaire si la sécurité de l’approvisionnement est gravement menacée dans un État membre. Les contrats existants bénéficieront de périodes de transition afin d’atténuer les perturbations des prix et des marchés.
Dépendance de la Belgique
La Belgique fait face à un défi unique, car elle est devenue de plus en plus dépendante des importations de GNL russe, principalement via le port de Zeebrugge. Il est notable que les importations nettes de GNL russe de la Belgique ont considérablement augmenté en 2025 par rapport aux années précédentes. Cela va à l’encontre des promesses de la Belgique de réduire sa dépendance à l’énergie russe.
La Belgique est un point de transit essentiel pour l’approvisionnement en gaz de l’Allemagne et des Pays-Bas. Si l’on tient compte de ce rôle de transit, la dépendance de la Belgique vis-à-vis de la Russie devient encore plus prononcée. En 2025, environ 18,3 pour cent de tout le gaz importé par la Belgique, y compris celui destiné à d’autres pays, provenait de Russie.
Sanctions
Afin de garantir le respect des nouvelles réglementations, les pays de l’UE seront tenus de vérifier l’origine du gaz importé avant d’autoriser toute expédition. Les sanctions en cas de non-respect sont lourdes et peuvent atteindre plusieurs millions d’euros pour les particuliers et les entreprises.
La Commission européenne prépare également une législation visant à supprimer progressivement les importations de pétrole russe d’ici la fin 2027, renforçant ainsi l’engagement du bloc à réduire sa dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles russes. Si les sanctions existantes ont considérablement réduit les importations de pétrole russe à moins de 3 pour cent, le gaz russe représente toujours une part considérable (environ 13 pour cent) des importations de l’UE. (fc)
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