L’UE envisage de taxer les robots destructeurs d’emplois

Le parlement européen pourrait envisager l’introduction d’une taxe sur les robots qui détruisent des emplois. C’est la proposition sur laquelle la Commission des affaires juridiques du Parlement a planché pour contrebalancer les effets négatifs de l’automatisation dans l’économie. Plusieurs partis suggèrent en effet que les robots se substitueront graduellement à de nombreux travailleurs pour accomplir certaines tâches.Le prélèvement d’une taxe sur le travail des automates permettrait aux autorités européennes d’offrir une compensation financière ou d’autres soutiens pour les travailleurs ayant perdu leur emploi en raison de l’automatisation.Cette proposition de taxe est une idée de la vice-présidente de la Commission, la Luxembourgeoise Mady Delvaux, reprise à son compte par le député français Benoît Hamon, membre du groupe socialiste au Parlement européen. Elle comprend la création d’une nouvelle agence européenne pour la robotique et l’intelligence artificielle.

Le chômage

Cette institution aurait pour rôle de classer les technologies selon certains critères pour développer un registre des robots.Un code d’éthique volontaire, qui aurait pour rôle de déterminer les conséquences de l’automatisation sur les plans social, écologique et médical, entre autres, pourrait également être créé.La proposition pourrait être soumise au Parlement européen en février. Si elle bénéficie d’un soutien suffisant, la Commission Européenne pourrait être amenée à se pencher sur cette question. Cependant, les fabricants d’automates suggèrent qu’il n’est pas si évident que les technologies de robotisation suppriment des emplois.