Principaux renseignements
- Le président américain Donald Trump s’est retiré de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, estimant qu’elle nuit aux intérêts des États-Unis.
- Cette décision reflète le déni de Trump à l’égard de la science climatique et sa préférence pour les combustibles fossiles plutôt que pour la coopération internationale.
- Des procédures judiciaires sont attendues en raison d’éventuelles violations des exigences de ratification des traités par le Sénat.
Le président américain Donald Trump a annoncé son intention de se retirer d’un certain nombre d’accords internationaux importants, dont la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). La Maison Blanche a désigné 66 organisations et accords qui, selon l’administration, seraient préjudiciables aux intérêts des États-Unis, la CCNUCC en étant l’exemple le plus marquant.
Trump, qui a toujours donné la priorité aux combustibles fossiles dans sa politique intérieure, a publiquement qualifié la science du climat de canular.
Doute juridique
Cette décision fait suite à son retrait antérieur de l’accord de Paris sur le climat lors de son premier mandat, une mesure qui a ensuite été annulée par le président Joe Biden. Le retrait de la CCNUCC pourrait compliquer les futures tentatives des États-Unis de réintégrer les accords internationaux sur le climat, en raison des incertitudes juridiques entourant la dénonciation des traités.
Les experts juridiques affirment que l’action unilatérale de Trump est potentiellement illégale, car la ratification des traités nécessite l’approbation du Sénat. Ils envisagent d’intenter une action en justice.
Cette décision a été vivement critiquée par les écologistes et les responsables politiques. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a condamné la décision de Trump, déclarant qu’elle affaiblissait le leadership et la compétitivité économique des États-Unis, tout en profitant à des pays comme la Chine.
Retrait plus large
La note ordonne également le retrait d’autres organisations liées au climat, telles que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat et l’Agence internationale pour les énergies renouvelables. Le retrait va au-delà des questions climatiques et concerne également des organisations telles que l’UNESCO et l’Organisation mondiale de la santé. En outre, l’administration Trump a réduit l’aide et le financement étrangers destinés à de nombreuses agences des Nations unies, ce qui a des répercussions sur leurs activités à l’échelle mondiale.
Le ministre des Affaires étrangères Marco Rubio a justifié ces retraits en affirmant que les organisations concernées promouvaient un « projet mondialiste » guidé par une « idéologie progressiste ». Il les a accusées de porter atteinte à la souveraineté américaine par le biais d’initiatives axées sur la diversité, l’égalité et l’inclusion. (uv)
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