Principaux renseignements
- Le président américain Donald Trump prévoit de contourner le Congrès et d’utiliser une mesure exécutive pour imposer des exigences en matière d’identification des électeurs pour les élections.
- La loi SAVE America Act se heurte à une forte opposition de la part des démocrates.
- L’appel de Trump en faveur de la nationalisation des élections et sa promotion continue des théories du complot électoral mettent en évidence un fossé croissant quant à l’avenir du vote aux États-Unis.
Donald Trump a annoncé son intention de publier un décret exigeant l’identification des électeurs pour les futures élections. Il a exprimé sa frustration face au manque de soutien du Congrès à l’égard d’une telle législation, l’attribuant à la volonté présumée des démocrates de conserver un avantage électoral injuste. C’est ce que dit CNBC.
Les arguments de Trump
Trump a fait valoir que l’obligation de présenter une pièce d’identité était essentielle pour garantir l’intégrité des élections et s’est engagé à la mettre en œuvre par décret si nécessaire. Il a affirmé avoir découvert des arguments juridiques convaincants à l’appui de sa position et a promis de les dévoiler prochainement.
Le débat sur l’identification des électeurs s’est intensifié ces derniers jours, alimenté par le plaidoyer de Trump et le soutien d’influenceurs conservateurs. Cette question a suscité des inquiétudes parmi les démocrates et les groupes de défense du droit de vote, qui craignent une ingérence potentielle dans les prochaines élections.
Privé de droit de vote
Un projet de loi soutenu par les républicains, le SAVE America Act, qui comprend des dispositions relatives à l’identification des électeurs, a été adopté de justesse à la Chambre des représentants, mais il devra faire face à une bataille difficile au Sénat. La législation exige une preuve de citoyenneté pour l’inscription sur les listes électorales et une pièce d’identité avec photo pour voter, ce qui lui vaut des critiques car elle risque de priver des millions d’électeurs de leur droit de vote.
Le chef de la minorité au Sénat, Chuck Schumer, a promis de bloquer le projet de loi, le qualifiant de « mort-né » et accusant les républicains d’utiliser la sécurité électorale comme prétexte pour supprimer le droit de vote.
Le désir d’un contrôle fédéral accru
La pression exercée par Trump en faveur de la nationalisation des élections et sa relance des théories du complot électoral ont encore exacerbé les tensions. Il a également demandé l’ouverture d’enquêtes sur les résultats des élections de 2020 en Géorgie, un État qu’il a faussement déclaré avoir remporté.
Alors que les États détiennent traditionnellement l’autorité principale sur l’administration des élections en vertu de la Constitution, les déclarations de Trump suggèrent une volonté de renforcer le contrôle fédéral sur le processus électoral. Il a mis en garde contre les conséquences désastreuses d’une prise de pouvoir par les démocrates, dépeignant un avenir dystopique impliquant le remplissage des tribunaux et la suppression de l’obstruction parlementaire.
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