Trump annonce son rôle indirect dans les négociations sur le nucléaire iranien


Principaux renseignements

  • Le président Trump participera indirectement aux négociations sur le nucléaire iranien visant à apaiser les tensions dans le Golfe.
  • Des obstacles importants subsistent pour parvenir à un accord en raison de demandes contradictoires concernant l’enrichissement de l’uranium et les questions non nucléaires.
  • Malgré l’escalade militaire, les responsables iraniens se montrent optimistes quant aux concessions liées à leur programme nucléaire, tout en maintenant leur position ferme face aux menaces.

Le président Donald Trump a annoncé son intention de participer indirectement aux prochaines négociations sur le nucléaire iranien à Genève. Ces négociations à haut risque marquent un moment crucial alors que les tensions s’intensifient dans la région du Golfe.

Présence militaire américaine

Les États-Unis ont déployé un deuxième porte-avions dans la région, tandis que le guide suprême iranien, l’ayatollah Khamenei, a averti que toute attaque contre l’Iran déclencherait une guerre régionale.

Trump a reconnu l’importance des discussions de mardi, affirmant son implication indirecte et soulignant la nature difficile des négociations avec l’Iran. Il a fait allusion à l’expérience passée de l’Iran en matière de conséquences de tactiques agressives, en référence aux frappes aériennes américano-israéliennes contre des sites nucléaires iraniens en juin dernier, qui avaient fait dérailler les négociations précédentes.

Obstacles

Malgré l’affirmation de Trump selon laquelle l’Iran est motivé pour parvenir à un accord cette fois-ci, des obstacles importants subsistent. Les États-Unis exigent l’arrêt de l’enrichissement d’uranium sur le sol iranien et cherchent à élargir les négociations pour y inclure des questions non nucléaires telles que le stock de missiles de l’Iran.

L’Iran maintient que son programme nucléaire est destiné à des fins pacifiques et n’est disposé à discuter de limitations qu’en échange d’un allègement des sanctions. Il rejette fermement l’idée d’un enrichissement zéro de l’uranium et considère que ses capacités en matière de missiles ne sont pas négociables.

Position de négociation de l’Iran

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est arrivé à Genève avec pour objectif déclaré de parvenir à un « accord juste et équitable ». Il a déclaré que l’Iran de céder aux menaces, soulignant son engagement à négocier sur un pied d’égalité. Araghchi a également rencontré le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, pour des discussions techniques, marquant ainsi la reprise de la coopération après les attaques américano-israéliennes.

L’AIEA a fait pression sur l’Iran pour obtenir des informations sur ses stocks d’uranium hautement enrichi et un accès complet à tous les sites, y compris ceux endommagés par les frappes aériennes. Si l’Iran a accordé un accès limité aux sites non endommagés, il invoque les risques liés aux radiations pour justifier l’interdiction faite aux inspecteurs de visiter les autres sites.

Optimisme à Téhéran 

L’optimisme règne à Téhéran à l’approche des négociations, les responsables iraniens se déclarant prêts à faire des concessions, notamment en ce qui concerne leur programme nucléaire.

Cependant, ces efforts diplomatiques se déroulent dans un contexte d’escalade des tensions militaires. Les États-Unis poursuivent leur renforcement militaire dans la région, tandis que l’Iran mène des exercices militaires dans le détroit d’Ormuz. L’Iran a menacé à plusieurs reprises de fermer cette voie navigable vitale, cruciale pour les exportations de pétrole des États arabes du Golfe, en réponse à toute attaque. Une telle action perturberait considérablement l’approvisionnement mondial en pétrole et ferait grimper les prix du brut.

L’Iran a également menacé les bases militaires américaines dans la région en cas d’attaque, ce qui fait craindre un conflit plus large. Cette escalade militaire coïncide avec les efforts diplomatiques, incitant les pays de la région à intensifier leur propre diplomatie alors qu’ils sont confrontés à des inquiétudes et à des conséquences potentielles.

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