Toujours pas d’accord pour l’OPEP: le niveau du pétrole au plus bas depuis 2017

Le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak. (Isopix)

L’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) n’est pas parvenue à un accord avec la Russie sur la réduction de la production de pétrole. L’information a été confirmée par le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak.

Jeudi, l’OPEP a annoncé vouloir réduire la production de pétrole de 1,5 million de barils par jour à partir du 1er avril. La seule condition: la Russie doit intégrer l’accord. Mais ce soir, aucun n’accord n’a encore pu être acté sur une baisse coordonnée.

‘A partir du 1er avril, nous commencerons à produire sans respecter les quotas ou les restrictions qui sont toujours en vigueur. Cela ne signifie cependant pas que chaque pays ne doit pas suivre et analyser l’évolution du marché’, a annoncé Novak à la sortie de la réunion. La Russie se déclare toutefois prête à continuer de travailler avec l’OPEP.

Une baisse de 9 %

En diminuant le quota de production, le cartel voulait augmenter le prix du pétrole, qui est en chute libre depuis le début de l’année. L’épidémie du coronavirus a entraîné une forte baisse du prix du pétrole brut. L’Arabie saoudite, qui trouve idéal un prix de 83 dollars par baril, voit particulièrement ce changement d’un mauvais œil.

Après avoir confirmé qu’aucun accord n’avait été trouvé, le prix du baril a encore diminué. Ce vendredi soir, un baril de pétrole Brent, venant de la mer du Nord et dont la livraison serait prévue en mai, ne coûte que 45,50 dollars. Il s’agit d’une baisse de 9% par rapport à jeudi. Le pétrole atteint ainsi son niveau le plus bas en 3 ans.

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