Principaux renseignements
- La Suède va investir 15 milliards de couronnes suédoises (environ 1,4 milliard d’euros) pour renforcer ses systèmes de défense aérienne à courte portée.
- Cet investissement reflète les inquiétudes croissantes concernant les menaces aériennes suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
- Les achats devraient commencer début 2026, renforçant ainsi la résilience nationale de la Suède.
Le gouvernement suédois s’est engagé à investir 15 milliards de couronnes suédoises (environ 1,4 milliard d’euros) pour renforcer ses capacités de défense aérienne. Cette décision illustre la prise de conscience accrue du pays face aux menaces aériennes après l’invasion de l’Ukraine par la Russie et l’évolution du paysage sécuritaire en Europe.
Défense aérienne à courte portée
Le ministre de la Défense, Pål Jonson, a souligné que le financement sera principalement destiné aux systèmes de défense aérienne à courte portée, essentiels pour protéger les zones peuplées telles que les villes, les infrastructures clés telles que les ponts et les centrales électriques, ainsi que d’autres cibles civiles vitales. Jonson a mis en avant les enseignements tirés du conflit en cours en Ukraine, affirmant que celui-ci a profondément modifié la perception européenne de l’importance cruciale d’une défense aérienne robuste.
Malgré l’augmentation récente des dépenses militaires, les responsables suédois reconnaissent que le vaste territoire du pays reste vulnérable. Le Premier ministre Ulf Kristersson a fait écho aux sentiments de Jonson, soulignant l’importance d’une défense aérienne résiliente pour protéger des vies, préserver la liberté et garantir la résilience nationale contre d’éventuelles attaques dans toutes les régions.
Calendrier
Les premiers achats dans le cadre de ce nouveau plan de défense aérienne devraient commencer au premier trimestre 2026. L’investissement complète l’engagement précédent de la Suède, qui prévoyait d’allouer environ 313 millions d’euros à l’achat de missiles sol-air IRIS-T conçus pour contrer les missiles, les drones et les avions de combat.
Dans le cadre d’un autre développement lors de la conférence sur la sécurité, le Premier ministre Kristersson a également profité de la tribune pour exprimer son désaccord avec les récentes déclarations des États-Unis à l’égard du Groenland et du Danemark. Il a exhorté les États-Unis à faire preuve d’un plus grand respect envers le rôle de longue date du Danemark en tant qu’allié loyal. (uv)
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