Starmer souhaite une coopération de défense plus étroite entre l’Europe et le Royaume-Uni


Principaux renseignements

  • Keir Starmer plaide en faveur d’un renforcement du partenariat entre le Royaume-Uni et l’Europe en matière de défense afin de réduire la dépendance de l’OTAN vis-à-vis des États-Unis.
  • Il envisage une Europe plus autonome, capable de partager le fardeau de la sécurité.
  • Conscient du potentiel inexploité de l’Europe en matière de défense, Starmer cherche d’autres voies pour renforcer la collaboration.

Keir Starmer, le Premier ministre britannique, plaidera en faveur d’un partenariat de défense plus étroit entre la Grande-Bretagne et l’Europe lors de la Conférence sur la sécurité de Munich. Il estime qu’une telle collaboration permettrait d’alléger la forte dépendance de l’OTAN vis-à-vis des États-Unis. Tout en reconnaissant le rôle crucial des États-Unis dans la sécurité européenne, Keir Starmer envisage une Europe plus autonome, capable de partager plus efficacement le fardeau. Selon lui, cette vision n’implique pas le retrait des États-Unis, mais renforce plutôt l’alliance transatlantique existante.

Fragmentation comme occasion manquée

Starmer soulignera également la nécessité d’une approche unifiée en matière d’achats de défense au sein de l’Europe. Il considère la fragmentation actuelle comme une occasion manquée, comparant le potentiel inexploité du continent dans ce domaine à un « géant endormi ». Sa vision va au-delà des mots : depuis son entrée en fonction en 2024, Starmer s’est activement efforcé de rétablir les liens avec l’Union européenne, jouant un rôle clé dans la coordination du soutien à l’Ukraine contre l’agression de la Russie.

Autre collaboration

Bien que les négociations sur l’entrée de la Grande-Bretagne dans le fonds de défense SAFE de l’UE aient achoppé l’année dernière, Starmer reste déterminé à trouver d’autres voies pour renforcer la coopération en matière de défense. Il est ouvert à l’idée de rejoindre une version révisée du SAFE et d’explorer d’autres possibilités de collaboration. Cette approche contraste fortement avec les relations tendues entre le Royaume-Uni et Bruxelles sous les précédents gouvernements conservateurs qui ont supervisé les négociations sur le Brexit.

Starmer souligne que la Grande-Bretagne a dépassé les « années Brexit », signalant sa volonté de s’engager de manière constructive avec l’Europe. Selon lui, se replier sur soi-même mettrait en péril la sécurité britannique, car les deux nations sont inextricablement liées dans leurs stratégies de défense. Il réitérera le message suivant : « Il n’y a pas de sécurité britannique sans l’Europe, ni de sécurité européenne sans la Grande-Bretagne. »

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