Principaux renseignements
- Le gouvernement de Starmer est en crise après la démission de plusieurs collaborateurs clés, dont le secrétaire du Cabinet Chris Wormald.
- Le scandale Epstein continue de peser sur le leadership de Starmer, avec l’intensification des investigations sur les relations entre Peter Mandelson et Jeffrey Epstein.
- Starmer fait face à une pression croissante au sein de son parti et de l’opinion publique, ce qui met en péril son poste de Premier ministre à l’approche d’élections cruciales.
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, est confronté à une crise croissante suite à la démission de Chris Wormald, le plus haut fonctionnaire du pays. Ce départ marque la troisième perte d’un collaborateur clé pour Starmer en quelques jours. Il exacerbe encore davantage la tourmente causée par le scandale Jeffrey Epstein.
Starmer a exprimé sa gratitude pour les longs états de service de Wormald. Il a confirmé sa décision de démissionner de son poste de secrétaire du Cabinet. Wormald lui-même a reconnu le privilège d’avoir servi dans la fonction publique pendant plus de trois décennies. Cette démission fait suite aux départs du chef de cabinet de Starmer, Morgan McSweeney, et du responsable de la communication, Tim Allan, deux figures cruciales de son administration.
Les retombées du scandale Epstein
La controverse découle d’e-mails révélant que Mandelson a continué à entretenir des relations amicales avec Epstein même après sa condamnation en 2008. Cette révélation a suscité un examen minutieux. Elle constitue le défi le plus important pour le leadership de Starmer depuis son entrée en fonction il y a 19 mois.
Mandelson a nié avoir reçu des paiements d’Epstein et s’est abstenu de commenter les allégations de fuites de documents. Le départ de Wormald, bien que prévu, sera temporairement comblé par un trio de personnes, dont deux femmes. Le gouvernement a annoncé qu’un remplaçant permanent pour le secrétaire du Cabinet serait bientôt nommé.
Critique
Cet événement devrait déclencher une restructuration plus large au sein du gouvernement de Starmer. Le gouvernement est constamment à la traîne derrière le parti de droite Reform UK dans les sondages d’opinion. Les détracteurs ont accusé Starmer d’avoir mal géré la situation et d’avoir poussé Wormald à démissionner. La révélation selon laquelle Mandelson aurait divulgué des informations confidentielles pendant son mandat de ministre britannique a intensifié la pression sur Starmer. Elle a conduit à une enquête policière sur d’éventuelles fautes professionnelles.
Malgré les appels à la démission émanant de son propre parti, Starmer a reçu le soutien de ministres de haut rang. Il a ainsi évité une rébellion immédiate. À trois ans des prochaines élections générales, Starmer doit faire face à des élections partielles et locales cruciales. Celles-ci mettront à l’épreuve son leadership et l’avenir de son mandat de Premier ministre.
(JW)
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