Soldats déployés à l’aéroport de Lisbonne pour réduire les temps d’attente et remédier aux problèmes de sécurité 


Principaux renseignements

  • L’aéroport de Lisbonne a déployé des soldats en tant que gardes-frontières temporaires afin de remédier aux longues files d’attente des passagers et aux problèmes de sécurité.
  • La Commission européenne a critiqué les contrôles aux frontières de l’aéroport de Lisbonne, invoquant de « graves lacunes » dans les contrôles primaires et secondaires.
  • Le Portugal a reporté la mise en œuvre d’un nouveau système d’entrée-sortie pour les citoyens non européens afin de donner aux autorités le temps de résoudre les problèmes de sécurité.

L’aéroport de Lisbonne a été confronté à des problèmes de sécurité et à de longues files d’attente de passagers, ce qui a conduit au déploiement de soldats en tant que gardes-frontières temporaires.

Assistance militaire

Vingt-quatre membres de la Garde républicaine nationale ont été déployés mardi dans la zone des arrivées, en renfort des 80 agents de la police de sécurité publique déjà en place pendant la période des fêtes. La mesure vise à réduire les temps d’attente prolongés auxquels sont confrontés les passagers à leur entrée dans le pays.

Les gardes de la GNR ont suivi une formation spécialisée dans les procédures de contrôle aux frontières et ont reçu des instructions administratives supplémentaires de la part des autorités compétentes telles que la PSP, l’Autorité nationale de l’aviation civile et l’ANA, l’opérateur aéroportuaire.

Commission européenne

La décision de déployer des soldats fait suite à une évaluation critique de la Commission européenne, qui a révélé de « graves lacunes » dans les contrôles de sécurité aux frontières de l’aéroport de Lisbonne. L’évaluation a mis en évidence des problèmes liés à la qualité des contrôles frontaliers primaires et secondaires, entraînant des temps d’attente excessifs pour les passagers, pouvant atteindre jusqu’à sept heures selon certaines sources.

En outre, la Commission a noté que les contrôles aux frontières étaient souvent simplifiés sans en informer l’exécutif européen, ce qui entraînait un manque de contrôles à la sortie au point de passage frontalier de l’aéroport de Lisbonne. Le plus grand syndicat de police du Portugal avait déjà fait part de ses préoccupations concernant ces lacunes en matière de sécurité.

Report du nouveau système

En réponse à ces conclusions, le gouvernement portugais a suspendu pour trois mois la mise en œuvre du nouveau système européen d’entrée/sortie (EES) pour les citoyens non européens. Cette pause vise à éviter de nouveaux retards et à permettre aux autorités de remédier aux failles de sécurité identifiées. (uv)

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