Shell et Metlen s’associent pour fournir du GNL en Europe centrale et méridionale


Principaux renseignements

  • Shell et Metlen fourniront entre 0,5 et 1,0 milliard de mètres cubes de GNL par an à l’Europe du Sud et à l’Europe centrale entre 2027 et 2031.
  • Cet accord renforce la position de la Grèce en tant que plaque tournante énergétique clé pour le gaz non russe en Europe.
  • L’accord s’inscrit dans le cadre du partenariat énergétique entre les États-Unis et l’Europe et vise à réduire la dépendance au gaz russe en utilisant du GNL provenant des États-Unis.

Shell et Metlen, une entreprise énergétique grecque, ont conclu un accord pour la fourniture et le commerce de gaz naturel liquéfié (GNL) en Europe centrale et méridionale. Cet accord a une durée de cinq ans. Il prévoit la fourniture de 0,5 à 1,0 milliard de mètres cubes de GNL par an entre 2027 et 2031, a déclaré Melten mercredi. Les livraisons sont destinées aux terminaux de regazéification de GNL grecs de Revithoussa et d’Alexandroupolis.

Renforcement de la sécurité énergétique régionale

Cette collaboration tire parti du corridor gazier vertical, élargissant l’accès aux marchés au-delà de l’Europe du Sud-Est. La Grèce cherche à s’imposer comme un point d’entrée clé pour le gaz non russe en Europe. Shell, en tant que premier négociant mondial de GNL et acheteur majeur de GNL américain, est stratégiquement positionné pour répondre à la demande croissante de gaz naturel en Europe grâce à son réseau mondial.

Metlen souligne que cet accord consolide sa position d’acteur crucial sur le marché régional du gaz naturel, améliorant la liquidité tout en renforçant la sécurité énergétique et le rôle de la Grèce en tant que plaque tournante stratégique dans le domaine de l’énergie.

Partenariat énergétique entre les États-Unis et l’Europe

Le protocole d’accord a été signé à Washington D.C. en présence du secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright. Il décrit l’intention de mener des projets de développement communs dans différents pays européens. Cela s’inscrit dans le cadre de l’initiative du corridor gazier vertical.

Alors que l’Europe s’efforce d’éliminer sa dépendance au gaz russe d’ici 2027, elle se tourne de plus en plus vers le GNL américain comme source alternative clé. Les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) montrent un changement significatif dans les exportations de GNL depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Auparavant, l’Asie recevait la majeure partie des exportations américaines de GNL. Aujourd’hui, c’est l’Europe qui domine le marché. En 2022, elle a ainsi reçu 69 pour cent de toutes les exportations américaines de GNL. Cette tendance s’est poursuivie en 2023. Entre janvier et novembre, l’Europe a alors reçu 68 pour cent des volumes de GNL provenant des États-Unis.

(jw)

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