À la suite de l’attentat contre la synagogue de Liège et d’autres incidents survenus à l’étranger, le ministère de la Défense assurera la surveillance des écoles juives et des synagogues. C’est ce qu’ont décidé le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) et le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR), même si cette décision n’a pas fait l’objet d’un consensus total au sein du gouvernement.
Petite monnaie
Quintin plaidait depuis longtemps en faveur du déploiement de militaires dans les rues de Bruxelles et d’Anvers pour assurer des missions de surveillance, afin que la police puisse être déployée ailleurs, mais aucun accord n’avait pu être trouvé au sein du gouvernement pendant longtemps. La ministre de la Justice, Annelies Verlinden (CD&V), a bloqué ces projets et a subordonné son accord à la mise en place de mesures contre la surpopulation carcérale, qui se sont heurtées à leur tour à la résistance du MR, opposé à toute réduction de peine pour les détenus et adoptant une ligne dure en matière de sécurité.
Les ministres Quintin et Francken prennent désormais les devants. En vertu d’une ancienne loi sur la police, plus de 50 militaires sont mobilisés pour des missions de surveillance. Ils se concentreront principalement sur les synagogues et les écoles juives. Cette décision fait suite à l’attentat perpétré la semaine dernière contre la synagogue de Liège. Pour la ministre de la Justice Annelies Verlinden, la sécurité reste cruciale, mais elle déclare dans l’émission De Ochtend sur Radio 1 que « chacun au sein du gouvernement devra se regarder dans le miroir et se demander s’il agit de la bonne manière ».
Traverse
Ce n’est pas la première fois que Mme Verlinden bloque une mesure. Lors des discussions sur le budget et l’accord de Pâques, elle n’aurait donné son accord qu’à condition que la Justice obtienne des moyens supplémentaires. Entre-temps, d’autres défis s’accumulent : les prisons sont confrontées à une surpopulation record et le nouveau code pénal entrera bientôt en vigueur. Les magistrats préviennent qu’ils n’y sont pas encore préparés.
La ministre Verlinden a également fait l’objet de critiques en raison de l’échec du projet i-Police, qui visait à moderniser la numérisation des services de police. À l’époque, elle occupait le poste de ministre de l’Intérieur et, au cours des négociations, elle aurait exigé des fonds supplémentaires pour soutenir le projet, ce qui a suscité des critiques.
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