Selon un rapport de la Banque mondiale, l’IA menace surtout les emplois dans les pays riches


Principaux renseignements

  • Les pays riches sont trois fois plus exposés au risque de perte d’emploi due à l’IA que les régions en développement.
  • Des outils d’IA simples peuvent considérablement améliorer la productivité des services publics à l’échelle mondiale.
  • Les pays pauvres doivent donner la priorité à l’électricité et à Internet pour éviter que les inégalités mondiales ne se creusent.

Une publication récente de la Banque mondiale indique que les salariés des pays riches sont bien plus exposés au risque de perte d’emploi due à l’intelligence artificielle que ceux des régions moins développées. Les données révèlent que la probabilité d’automatisation est plus de trois fois supérieure dans les économies riches, avec environ 14,2 pour cent des postes menacés, contre seulement 4,5 pour cent dans les pays à faibles et moyens revenus.

Potentiel de productivité mondial

Malgré ces risques, le rapport souligne que l’IA a le potentiel d’améliorer la productivité à une échelle similaire à l’échelle mondiale. Plus précisément, on estime que 16,2 pour cent des postes dans les pays en développement pourraient bénéficier de gains d’efficacité, un chiffre proche des 18,7 pour cent prévus pour les pays à revenus élevés.

Indermit Gill, économiste en chef de la Banque mondiale, a souligné que les régions sous-développées n’ont pas besoin de centres de données gigantesques ni de modèles complexes pour tirer parti de ces avantages. Au contraire, des applications d’IA modestes et abordables pourraient améliorer considérablement les services publics, notamment les soins médicaux, l’agriculture et l’éducation, pour des millions de personnes.

Les besoins en infrastructures

Les auteurs soulignent toutefois que ces progrès dépendent de la mise en place des infrastructures nécessaires. Pour tirer parti de ces technologies, les gouvernements des pays les plus pauvres doivent donner la priorité à un approvisionnement électrique stable et à une connectivité Internet généralisée.

Risques d’aggravation des inégalités

La Banque mondiale met en garde contre le fait que l’absence de mise en œuvre d’interventions stratégiques spécifiques pourrait entraîner une aggravation des disparités mondiales, un creusement des inégalités internes et une concentration malsaine de l’influence sur les marchés.

À des fins de classification, le rapport regroupe les États-Unis, le Japon, la Corée du Sud, les Émirats arabes unis et divers États européens dans la catégorie des pays à revenus élevés. Les pays à revenus intermédiaires comprennent notamment l’Inde, la Chine, le Brésil, le Vietnam, l’Égypte, le Mexique et la Thaïlande, tandis que les pays à faibles revenus incluent l’Ouganda, la Syrie, l’Éthiopie et l’Afghanistan.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus