Principaux renseignements
- Les analystes d’UBS prévoient que le prix de l’or grimpera à 6 200 dollars l’once d’ici 2026.
- L’attrait à long terme de l’or réside dans son rôle de couverture contre les conséquences économiques plus larges de l’instabilité géopolitique.
- La forte demande des banques centrales, des investisseurs et des acheteurs de bijoux, combinée à une croissance limitée de l’offre, alimente les perspectives haussières d’UBS concernant l’or.
Malgré les performances mitigées récentes de l’or sous l’effet du conflit avec l’Iran, les analystes d’UBS prévoient une forte hausse du cours de l’or d’ici la fin de l’année 2026. Selon eux, l’or atteindra 6 200 dollars l’once, sous l’effet de facteurs tels que l’augmentation des calculs de risque, la politique des taux d’intérêt, l’inflation et une demande sous-jacente solide.
Réaction historique
Dans leur analyse publiée vendredi, les analystes ont fait remarquer que, depuis le début du conflit avec l’Iran, l’or n’a pas réussi à dépasser les 5 200 dollars l’once. La demande attendue pour l’or en tant que valeur refuge ne s’est pas concrétisée. Un contraste saisissant avec la hausse de 65 pour cent enregistrée l’année dernière, due à l’augmentation des risques géopolitiques.
D’un point de vue historique, l’or a donc affiché des réactions mitigées face aux événements géopolitiques actuels. Auparavant, son prix augmentait fortement dans un premier temps, puis redescendait lorsque les tensions s’apaisaient. Ce schéma a été observé lors du conflit entre la Russie et l’Ukraine et lors de guerres antérieures. Les analystes d’UBS estiment toutefois que l’attrait de l’or à long terme découle de son rôle de couverture contre les répercussions économiques plus larges des conflits, plutôt que contre les menaces de guerre directes.
Facteurs à court terme
Des facteurs à court terme, tels que les craintes inflationnistes et d’éventuelles hausses des taux d’intérêt, pourraient peser temporairement sur les cours de l’or. Le géant bancaire suisse s’attend toutefois à ce que les banques centrales gèrent prudemment les risques d’inflation sans recourir à des changements de politique précipités. Selon les analystes, un conflit prolongé entre les États-Unis et l’Iran accroît le risque de répercussions économiques négatives.
Une forte demande soutenue pour l’or
UBS souligne que la demande d’or reste forte. Elle s’appuie pour cela sur la stabilité des positions des ETF et l’augmentation des positions nettes des fonds spéculatifs. Les achats effectués par les banques centrales, l’intensification de l’activité d’investissement et la demande croissante de bijoux en or en Asie contribuent à cette vigueur persistante. Des tendances structurelles telles que l’endettement public élevé et la diversification hors du dollar américain devraient également renforcer les perspectives à long terme pour l’or.
Les analystes d’UBS avaient précédemment prédit une hausse à 1 000 dollars l’once d’ici juin. Ils invoquent à cet égard l’escalade géopolitique et la trajectoire d’assouplissement de la Réserve fédérale. Selon les analystes, les incertitudes géopolitiques persisteront en raison de la présence militaire accrue dans la région. Le cycle d’assouplissement continu de la Fed, caractérisé par des taux d’intérêt réels plus bas aux États-Unis et un dollar plus faible, devrait également soutenir les cours de l’or.
Demande en hausse et offre limitée
De plus, UBS prévoit une hausse de la demande d’or en 2026, portée par l’activité d’investissement et les achats soutenus des banques centrales. La croissance limitée de l’offre, due à l’épuisement des gisements, contribue à créer un climat favorable à une hausse du prix de l’or. UBS maintient donc ses perspectives positives pour l’or et recommande une allocation maximale de quelques pourcents dans les portefeuilles diversifiés afin de se couvrir contre les risques de marché et les risques économiques. (ev)(fc)
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