Selon les nouvelles directives du Vatican, les catholiques peuvent recevoir des greffes d’organes provenant d’animaux


Principaux renseignements

  • L’Église catholique approuve l’utilisation d’organes animaux pour la transplantation chez l’homme. Sous réserve du respect de directives éthiques strictes.
  • La xénotransplantation doit respecter les mêmes normes bioéthiques que toute autre intervention médicale.
  • La transplantation de cellules cérébrales animales susceptibles d’avoir un impact sur l’identité humaine est inacceptable sur le plan éthique. Tandis que l’utilisation de cellules animales à des fins de corrections physiologiques est jugée justifiable.

L’Église catholique a publié de nouvelles directives concernant les considérations éthiques liées à l’utilisation d’organes animaux pour la transplantation chez l’homme. Le Vatican n’émet aucune objection à l’utilisation d’animaux comme source d’organes, de tissus ou de cellules destinés à la transplantation chez l’homme. Il insiste toutefois sur le respect des mêmes normes bioéthiques que celles qui s’appliquent à toutes les interventions médicales.

Considérations éthiques

Ces lignes directrices ont été élaborées par l’Académie pontificale pour la vie, avec la contribution d’experts du monde entier. Selon eux, la théologie catholique n’interdit pas l’utilisation d’animaux comme source d’organes, de tissus ou de cellules destinés à la transplantation chez l’homme. L’Église souligne que la transplantation de cellules, de tissus ou d’organes vivants d’une espèce à une autre doit respecter les mêmes normes bioéthiques que toutes les autres interventions médicales.

Le document reconnaît que si la transplantation d’organes est un traitement médical essentiel, une grave pénurie de donneurs humains en limite la disponibilité. La xénotransplantation offre une solution possible à ce problème en fournissant un approvisionnement illimité en organes, tissus et cellules. Le Vatican souligne toutefois plusieurs conditions pour des pratiques de xénotransplantation éthiquement responsables. On ne peut réaliser ces procédures que lorsqu’elles sont médicalement nécessaires et raisonnables. Elles doivent éviter toute modification génétique susceptible de perturber la biodiversité et réduire au minimum les souffrances inutiles des animaux.

Préservation de l’identité personnelle

Les directives soulignent également l’importance de protéger l’identité personnelle du receveur. Ainsi, l’Église considère que la transplantation de cellules cérébrales liées aux fonctions cognitives d’animaux vers des êtres humains est éthiquement inacceptable, car cela peut comporter des risques pour l’identité du patient. À l’inverse, l’Église catholique considère que les traitements cellulaires visant à corriger des anomalies physiologiques, comme l’utilisation de cellules de la glande surrénale de porc pour traiter la maladie de Parkinson, sont éthiquement acceptables. (ev)

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