Selon le vice-président de la BCE, de Guindos, la banque centrale doit intervenir si l’inflation reste élevée


Principaux renseignements

  • La Banque centrale européenne (BCE) reconnaît qu’elle ne peut pas entièrement contrer l’impact inflationniste initial de la hausse des prix de l’énergie, mais elle interviendra si l’inflation venait à s’ancrer.
  • Les entreprises et les syndicats sont invités à comprendre que les hausses de prix actuelles sont temporaires et à éviter toute action susceptible d’aggraver l’inflation.
  • Malgré les succès passés en matière de maîtrise de l’inflation, les projections indiquent désormais un risque d’inflation plus élevée que prévu initialement.

La BCE reconnaît son incapacité à empêcher totalement l’impact inflationniste initial de la flambée des prix de l’énergie. Cependant, le vice-président de la BCE, Luis de Guindos, souligne la volonté de la banque d’intervenir si des signes indiquent que la hausse rapide des prix s’installe durablement.

Évaluation des risques inflationnistes

Bien que la BCE ait maintenu ses taux d’intérêt la semaine dernière, elle a signalé sa volonté de resserrer sa politique monétaire si les coûts élevés de l’énergie devaient se répercuter sur l’ensemble de l’économie et influencer les prix d’autres biens et services.

De Guindos a souligné l’importance pour les entreprises et les syndicats de comprendre le caractère temporaire de ce choc inflationniste, les exhortant à éviter toute mesure susceptible d’entraîner des effets de second tour.

Succès passés 

La BCE a jusqu’à présent réussi à gérer l’inflation. Bien qu’elle ait été l’une des dernières banques centrales à relever ses taux d’intérêt lors de la flambée de 2021/22, elle a efficacement maîtrisé la hausse des prix et maintenu son objectif de 2 pour cent au cours de l’année écoulée. Néanmoins, les projections suggèrent désormais une hausse potentielle à 2,6 pour cent, les risques penchant vers une inflation encore plus élevée.

De Guindos a indiqué que la BCE suivra de près les tendances sous-jacentes de l’inflation, les anticipations de prix et certains éléments spécifiques tels que les prix des engrais et des denrées alimentaires afin d’évaluer l’évolution de la situation. Il s’est dit confiant que, malgré des coûts énergétiques élevés, la zone euro ne devrait pas connaître de récession, car toutes les projections économiques actuelles anticipent une croissance positive. (fc)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Plus