Principaux renseignements
- Depuis mai, les forces armées américaines ont assuré le passage de 1 000 navires et de 500 millions de barils de pétrole.
- Le CENTCOM rejette les affirmations iraniennes selon lesquelles ce pays aurait une autorité juridique sur cette voie navigable internationale.
- Un blocus maritime strict limite actuellement tout accès aux ports iraniens.
Selon un communiqué du Commandement central américain (CENTCOM), les opérations militaires américaines ont assuré, depuis début mai, le passage en toute sécurité d’environ 1 000 navires. Ceux-ci ont transporté au total 500 millions de barils de pétrole brut à travers le détroit d’Ormuz.
Autorité de l’IRGC contestée
Le CENTCOM s’est servi de la plateforme de réseaux sociaux X pour affirmer que, le détroit d’Ormuz étant une voie navigable internationale, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) n’a pas l’autorité légale de contrôler la libre circulation maritime mondiale.
Cette annonce visait à contredire l’insistance du CGRI pour que les marins internationaux empruntent des itinéraires spécifiques choisis par les forces iraniennes. L’armée américaine a en outre affirmé que le CGRI s’était récemment livré à des menaces et à des tentatives d’agression contre des marins civils et des navires commerciaux traversant la région.
Mise en place d’un blocus maritime
Dans le même temps, le CENTCOM a confirmé la mise en place d’un blocus maritime strict contre l’Iran. L’opération est menée à l’aide d’une flotte composée de destroyers lance-missiles, de porte-avions et de divers appareils. Selon le CENTCOM, deux navires ont été mis hors d’état de naviguer, deux autres ont été arraisonnés et vingt navires commerciaux ont été déroutés.
Les responsables américains ont souligné que ces restrictions s’appliquent de manière uniforme à toutes les nationalités et interdisent exclusivement l’accès aux ports iraniens et la sortie de ceux-ci.
Agitation régionale
Bien que les États-Unis affirment que la liberté de navigation reste garantie pour les navires qui se contentent de traverser le détroit, le climat régional reste tendu.
Les relations entre Washington et Téhéran se sont encore détériorées ces derniers temps. Cette détérioration fait suite à une série d’attaques américaines contre l’Iran et à des représailles iraniennes visant des moyens et des installations militaires américains dans la région. (lv)
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