Principaux renseignements
- Selon deux membres du conseil d’administration de la Fed, rien n’indique actuellement qu’il soit opportun de réduire davantage les taux d’intérêt.
- Malgré les attentes du marché, les inquiétudes concernant l’évolution du marché de l’emploi et le retour de l’inflation à 2 pour cent incitent à la prudence dans les décisions politiques.
- La décision de la Cour suprême sur les droits de douane devrait avoir un impact limité sur l’économie dans son ensemble.
Deux responsables de la Réserve fédérale ont exprimé leur intention de maintenir la politique actuelle en matière de taux d’intérêt dans un avenir prévisible. Alors que les prévisions du marché suggèrent une baisse potentielle des taux d’ici la fin de l’année, ces responsables restent prudents en raison de l’évolution du marché de l’emploi et des incertitudes entourant le retour de l’inflation à l’objectif souhaité de 2 pour cent.
Dépendance aux données
La présidente de la Banque fédérale de réserve de Boston, Susan Collins, a souligné la probabilité d’un maintien des taux à un niveau stable à court terme. Elle a toutefois reconnu la nécessité d’adopter une approche mesurée et réfléchie dans les décisions politiques, compte tenu des différents scénarios économiques possibles. Le directeur de la Fed de Richmond, Thomas Barkin, a fait écho à ce sentiment, déclarant que la politique monétaire actuelle est bien adaptée pour faire face aux risques potentiels pesant sur les perspectives économiques.
Les deux responsables ont observé des signes de stabilité sur le marché du travail, caractérisé par de faibles taux d’embauche et de licenciement. Ils ont souligné l’importance de disposer de nouvelles preuves démontrant une baisse soutenue de l’inflation. Malgré les efforts récents visant à freiner l’inflation par des baisses de taux l’année dernière, celle-ci reste persistante au-dessus de l’objectif de la Fed.
Impact limité des droits de douane
Les responsables ont également évoqué la récente décision de la Cour suprême sur les droits de douane, suggérant que son impact économique serait probablement minime.
Collins a qualifié la politique monétaire actuelle de légèrement restrictive ou proche de la neutralité. Elle a souligné qu’elle s’attendait à une reprise de la baisse de l’inflation dans le courant de l’année, mais a insisté sur la nécessité de disposer de preuves plus concluantes avant d’envisager de nouvelles baisses des taux. (fc)
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