Principaux renseignements
- Il faut protéger le secteur financier britannique contre les risques géopolitiques liés à sa dépendance vis-à-vis des technologies américaines.
- Pour atténuer ces risques, le secteur explore des alternatives aux systèmes de paiement et aux services cloud dominés par les États-Unis.
- La surveillance réglementaire des fournisseurs de cloud américains est cruciale en raison de leur influence significative sur les opérations des services financiers.
Selon Harriet Rees, le secteur britannique des services financiers doit être protégé contre les risques potentiels liés au caractère imprévisible de l’administration Trump, a-t-elle déclaré à POLITICO. Elle a récemment été nommée responsable de l’intelligence artificielle pour la City de Londres. Rees, qui est également directrice des systèmes d’information chez Starling Bank, a souligné le « risque géopolitique » associé à la forte dépendance du secteur à l’égard des technologies américaines. Elle a insisté sur la nécessité pour le gouvernement de rassurer et de définir des stratégies pour atténuer ces risques.
À la recherche d’alternatives
Cette préoccupation découle d’une tendance plus large qui se manifeste dans divers secteurs. On recherche des alternatives à la domination américaine. Cette recherche s’inscrit principalement dans le contexte de la politique commerciale et des manœuvres géopolitiques de Trump. Le secteur financier explore actuellement le développement d’un nouveau système de paiement indépendant des géants américains tels que Visa et Mastercard. Cette initiative vise à réduire la vulnérabilité aux perturbations potentielles causées par les décisions politiques américaines.
Rees a souligné l’importance de disposer de plans d’urgence pour faire face aux perturbations potentielles résultant des changements de politique américaine, tels que les droits de douane ou les modifications des réglementations commerciales. Elle a plaidé en faveur d’une surveillance stricte des fournisseurs américains de services cloud. Ceux-ci dominent actuellement le marché. Toute interruption des services fournis par ces prestataires pourrait avoir un impact considérable sur les activités des prestataires de services financiers.
Mise en œuvre lente
Ils ont introduit de nouvelles règles pour réglementer les « tiers critiques ». Des inquiétudes persistent quant à la lenteur de leur mise en œuvre. Malgré le pouvoir accordé aux autorités de régulation britanniques de désigner et de contrôler les fournisseurs essentiels, tels que les entreprises de cloud computing, aucune désignation n’a encore été effectuée.
Ce retard a suscité des critiques de la part des législateurs. Ces derniers exigent une approche plus énergique.
(jw)
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