Principaux renseignements
- Le constructeur de navires autonomes Saronic lève 1,75 milliard de dollars (environ 1,6 milliard d’euros), doublant ainsi sa valorisation et alimentant ses ambitieux projets de croissance.
- Poussé par la demande en solutions de défense rentables, Saronic vise à construire plus de 20 navires autonomes par an d’ici 2027.
- Cet investissement s’inscrit dans une tendance plus large où le capital-risque soutient des entreprises de technologies de défense disruptives qui défient les géants traditionnels du secteur.
Porté par une forte hausse de la demande en solutions de défense modernes et rentables, le constructeur de navires autonomes Saronic a levé un investissement significatif de 1,75 milliard de dollars (environ 1,6 milliard d’euros). Ce tour de table, mené par Kleiner Perkins, propulse la valorisation de Saronic à un montant impressionnant de 9,25 milliards de dollars (environ 8,5 milliards d’euros), soit plus du double de sa valeur précédente.
Se développer pour l’avenir
L’entreprise se positionne stratégiquement pour répondre aux besoins en constante évolution de l’armée américaine, avec pour objectif de fabriquer plus de 20 navires par an d’ici 2027. Cet objectif ambitieux sera facilité par le développement de la chaîne d’approvisionnement et des infrastructures de chantiers navals de Saronic, notamment la construction d’un nouveau site au Texas baptisé Port Alpha.
Le PDG Dino Mavrookas souligne la transition vers les systèmes sans pilote, motivée par leur capacité à offrir des performances de haut niveau à un coût bien inférieur à celui des navires traditionnels, lors d’une interview accordée à CNBC. Il insiste sur le fait que les navires de Saronic sont conçus pour réduire les risques encourus par le personnel militaire opérant dans des environnements dangereux, contribuant ainsi aux efforts des États-Unis pour contrebalancer la domination maritime de la Chine.
Révolutionner la construction navale
Mavrookas souligne l’engagement de l’entreprise à révolutionner la construction navale. Ainsi, elle repense la conception des navires en mettant l’accent sur les fonctionnalités autonomes. Cette approche innovante vise à atteindre des niveaux de production jamais vus depuis la Seconde Guerre mondiale.
Le succès de Saronic reflète une tendance plus large dans la Silicon Valley, où le capital-risque alimente la croissance des entreprises de technologie de défense qui défient des acteurs établis tels que Lockheed Martin, RTX et Northrop Grumman. Classée 19e sur la liste Disruptor 50 de CNBC, Saronic rejoint d’autres entreprises émergentes du secteur de la défense telles que Shield AI, qui a récemment obtenu un financement de 2 milliards de dollars (environ 1,8 milliard d’euros), ainsi que Palantir et Anduril, qui ont toutes prospéré grâce à l’accent mis par l’administration Trump sur la modernisation militaire.
Saronic fabrique six modèles distincts de navires de surface autonomes, allant du compact Spyglass au robuste Marauder de 40 tonnes. Le chantier naval principal de l’entreprise, situé à Franklin, en Louisiane, fait actuellement l’objet d’une extension de 300 millions de dollars (environ 275 millions d’euros) pour s’adapter à sa croissance rapide, Mavrookas prévoyant une multiplication par cinq de la production au cours de l’année à venir.
(jw)(fc)
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