S-500 : les missiles russes pourraient menacer la supériorité aérienne de l’OTAN


Principaux renseignements

  • La Russie affirme que les systèmes S-400 et S-500 peuvent suivre et attaquer les avions furtifs, mais les analystes occidentaux soulignent des limites dans leur efficacité contre la furtivité.
  • Si le système S-500 s’avère efficace, il pourrait remettre en cause la supériorité aérienne de l’OTAN en Europe de l’Est et influencer l’équilibre dans un conflit avec la Russie.
  • Une coordination militaire plus étroite entre la Russie et la Chine compliquerait davantage la planification stratégique des États-Unis et augmenterait le risque de malentendus.

Depuis de nombreuses années, les médias russes affirment que leurs systèmes avancés de missiles sol-air S-400 et S-500 ont été améliorés pour suivre et détruire les avions furtifs, une affirmation aussi ambitieuse qu’invérifiable. Selon Warrior Maven.

Détection vs acquisition de cible : les limites du S-500

Malgré tout, de nombreux analystes occidentaux spécialisés dans la défense considèrent le S-500 comme un défi potentiellement important pour les avions de combat américains et alliés. Le système intègre un réseau numérique avancé et un radar à longue portée conçu pour détecter les avions à plus grande distance et sur une gamme de fréquences plus large.

Cependant, détecter la « présence » d’un avion furtif est tout à fait différent de suivre une cible de manière fiable et de l’engager avec succès. Si le S-500 peut détecter la présence d’un objet, il est beaucoup moins probable qu’il puisse verrouiller et cibler de manière fiable une plate-forme furtive.

Perturbateur potentiel de la supériorité aérienne de l’OTAN

Si les affirmations disponibles concernant la portée du S-500 sont exactes, le système pourrait surveiller de larges portions de l’espace aérien contesté en Europe de l’Est, ce qui pourrait compliquer les opérations de l’OTAN en cas de crise ou de conflit avec la Russie.

L’OTAN exploite des centaines d’avions de cinquième génération F-35 positionnés pour acquérir et maintenir la supériorité aérienne, tandis que la Russie dispose d’un nombre beaucoup plus restreint de chasseurs furtifs Su-57. Dans un scénario de guerre aérienne conventionnelle, ce déséquilibre numérique et technologique confère à l’OTAN un avantage significatif.

En cas de guerre potentielle, un réseau S-500 efficace pourrait compenser le déficit important de la Russie en matière de supériorité aérienne par rapport à l’OTAN.

Si les S-500 pouvaient neutraliser ou réduire considérablement l’avantage des États-Unis et de l’OTAN dans les airs, cela pourrait modifier l’équilibre lors d’un conflit entre la Russie et l’OTAN.

Une architecture de défense aérienne capable de contrer les avions furtifs jouerait donc un rôle central dans toute confrontation de haute intensité, en particulier lorsque la stratégie de l’OTAN repose fortement sur une domination aérienne rapide.

Coordination militaire entre Russie et Chine

Au-delà de l’Europe, une coordination militaire plus étroite entre la Russie et la Chine pourrait compliquer davantage la planification stratégique des États-Unis. Une relation de défense plus étroite entre Moscou et Pékin obligerait Washington à envisager la possibilité de crises simultanées ou liées en Europe et en Asie.

Une telle coordination pourrait mettre à rude épreuve les ressources américaines et les engagements de l’alliance, en particulier si les adversaires perçoivent les États-Unis comme étant trop dispersés.

Enfin, la généralisation des systèmes avancés de défense aérienne augmente le risque d’erreurs d’appréciation, d’autant plus que les forces aériennes et navales américaines opèrent à proximité de régions fortement défendues.

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