Revenus énergétiques russes chutent de 27 pour cent depuis le début de la guerre en Ukraine


Principaux renseignements

  • Les recettes russes issues des énergies fossiles ont diminué de 27 pour cent depuis le début de la guerre en raison.
  • L’Union européenne supprime progressivement ses importations d’énergie russe, mais se heurte à l’opposition de la Hongrie et de la Slovaquie.
  • L’insistance de la Hongrie à maintenir le transit maritime du pétrole brut russe complique les efforts de sanctions de l’UE et menace un programme de prêts à l’Ukraine.

Les recettes énergétiques de la Russie ont considérablement diminué depuis le début de la guerre en Ukraine. Malgré une augmentation de 6 pour cent des volumes d’exportation de pétrole au cours de l’année écoulée, la Russie a enregistré une baisse de 18 pour cent de ses recettes en raison des fortes réductions imposées sur le marché.

Dans l’ensemble, les revenus de la Russie tirés des combustibles fossiles (y compris le pétrole, le gaz et le charbon) ont baissé de 27 pour cent par rapport à la période d’avant-guerre, pour atteindre un total de 193 milliards d’euros. L’Union européenne, qui importait pour 14,5 milliards d’euros d’énergie russe, a réduit ses importations de 36 pour cent.

Retrait progressif de l’UE

L’UE vise à éliminer complètement le gaz russe d’ici 2027 et à rompre ses liens avec les fournisseurs de pétrole russes. Cependant, la Hongrie et la Slovaquie s’opposent à de nouvelles restrictions.

Les sanctions américaines contre Rosneft et Lukoil, ainsi que l’interdiction par l’UE d’importer des produits pétroliers raffinés à partir de pétrole brut russe (fourni en grande partie par l’Inde), ont entraîné une forte baisse des ventes de pétrole russe, en particulier à l’Inde. Les importations indiennes de pétrole russe ont diminué de 9 pour cent, tandis que celles de la Chine ont chuté de 14 pour cent.

Bien que les flux énergétiques vers l’Europe aient diminué, les recettes énergétiques cumulées de la Russie depuis le début de la guerre ont dépassé 1 000 milliards d’euros en janvier, soit plus que l’aide totale apportée par l’Europe à l’Ukraine.

Voies d’approvisionnement alternatives

Cette disparité a alimenté un débat au sein de l’UE concernant les voies d’approvisionnement alternatives. La Croatie a rejeté la demande de la Hongrie concernant le transit du pétrole russe par l’oléoduc Adria à la suite des dommages subis par l’oléoduc Druzhba.

La Croatie a souligné sa volonté d’aider, mais pas avec du pétrole brut russe, mettant en avant les implications éthiques du financement de la guerre. La Hongrie a invoqué une capacité insuffisante et des frais de transit élevés dans le pipeline Adria, affirmations contestées par les autorités croates.

L’insistance de la Hongrie sur le transit maritime du pétrole brut russe a suscité des inquiétudes au sein de l’UE. Budapest a également bloqué le 20e paquet de sanctions de l’UE contre la Russie, ce qui a encore compliqué la situation.

Paquet de prêts

Le Premier ministre Viktor Orbán a retiré le consentement de la Hongrie à un paquet de prêts de l’UE de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine, exigeant le rétablissement du transit pétrolier via Druzhba comme condition à la levée du veto. Il a accusé l’Ukraine de retarder les réparations. (fc)

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