Le dernier baromètre des investisseurs publié par la grande banque ING montre que l’impôt sur les plus-values a une incidence sur la manière dont les Belges investissent. Ainsi, quatre investisseurs sur dix indiquent qu’ils vont probablement adapter leur stratégie d’investissement.
Principaux renseignements
- La nouvelle taxe sur les plus-values influence le comportement des investisseurs : environ quatre sur dix envisagent d’adapter leur stratégie, en particulier les plus jeunes.
- Les investisseurs en actions effectuent plus souvent des transactions et sont donc plus rapidement touchés par la taxe, ce qui incite certains à se tourner vers les fonds ou les actions à dividendes.
- Il est frappant de constater qu’une part importante des investisseurs ne comprend pas (entièrement) le dispositif. C’est le cas de trois répondants sur dix.
Dans l’actualité : quatre investisseurs sur dix ont l’intention d’adapter leur comportement pour ne pas devoir payer l’impôt sur les plus-values. C’est ce que rapporte De Tijd sur la base du baromètre des investisseurs d’ING.
- Ce sont surtout les jeunes investisseurs qui, en raison de la nouvelle taxe, remettent en question leur stratégie d’investissement. Pas moins de la moitié des investisseurs de moins de 45 ans déclarent avoir l’intention d’adapter leur stratégie.
- Parmi les investisseurs qui envisagent de modifier leur comportement, 40 pour cent déclarent qu’ils investiront moins d’argent. 55 pour cent envisagent de changer de type d’investissement, par exemple en investissant davantage dans des fonds d’investissement et moins dans des actions individuelles.
- Un tiers des investisseurs pense qu’il devra un jour payer un impôt sur les plus-values. Chez les jeunes investisseurs, ce chiffre grimpe à près de la moitié. Les investisseurs de moins de 45 ans effectuent traditionnellement plus de transactions que les investisseurs plus âgés.
Les investisseurs en actions effectuent davantage de transactions
Pour rappel : dans notre pays, depuis le début de cette année, vous devez payer un impôt sur les plus-values de 10 pour cent si vous vendez vos actions avec un bénéfice. Une exonération annuelle de 10 000 euros s’applique toutefois. Si vous ne l’utilisez pas, 1 000 euros s’y ajoutent chaque année suivante. L’exonération peut ainsi atteindre un maximum de 15 000 euros.
- Les investisseurs en actions effectuent généralement plus de transactions que les investisseurs en fonds, par exemple, ce qui les oblige donc à payer plus rapidement l’impôt sur les plus-values. Cela explique pourquoi certains investisseurs échangent leurs actions contre des fonds.
- D’autres investisseurs se tournent quant à eux vers des actions offrant un rendement en dividendes élevé. Cette évolution attire l’attention de Peter Vanden Houte, économiste en chef chez ING Belgique, car l’impôt sur les revenus du capital, fixé à 30 pour cent, est trois fois plus élevé que l’impôt sur les plus-values.
Un investisseur sur dix a déjà vendu des actions l’année dernière
À noter : à l’approche du début de cette année, certains investisseurs ont déjà réajusté leur portefeuille. Pourtant, l’impôt sur les plus-values ne s’applique qu’aux gains réalisés depuis fin 2025.
- Ainsi, 13 pour cent des investisseurs ont déjà vendu des actions l’année dernière en prévision de l’impôt sur les plus-values. Chez les investisseurs de moins de 45 ans, ce chiffre atteint même 25 pour cent.
- Il est à noter que de nombreux investisseurs ne savent pas exactement en quoi consiste l’impôt sur les plus-values. Près de trois sur dix n’en savent pratiquement rien ou n’en ont même jamais entendu parler. Seul un répondant sur cinq indique bien ou assez bien comprendre ce qu’implique cette nouvelle taxe.
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