Proximus a-t-il subi la pression du gouvernement pour évincer Huawei ? ‘La décision est basée sur des critères objectifs’

5G-netwerk Proximus
Proximus. – Isopix

Le choix de Proximus pour le Finlandais Nokia et le Suédois Ericsson pour le renouvellement de leur réseau existant et pour le déploiement de la 5G est l’aboutissement d’un processus objectif sur base de certains critères de sélection, a insisté vendredi matin son CEO Guillaume Boutin. « Et aucunement sur base d’autres critères », a-t-il assuré, répondant à la question d’une éventuelle pression des autorités pour délaisser son partenaire actuel Huawei.

La recommandation des autorités aux opérateurs télécoms belges de ne pas s’associer à des fournisseurs à haut risque – sans jamais citer nommément des acteurs chinois comme Huawei ou ZTE – n’a donc pas joué dans le processus de sélection de Proximus, affirme son patron. Les Etats-Unis et d’autres pays soupçonnent en effet Huawei d’espionnage au profit de Pékin, ce que le géant technologique a toujours contesté.

Le patron de Proximus a eu quelques mots pour ce dernier. « Huawei a été un vrai bon partenaire ces dernières années et le restera encore pendant quelques-unes », a-t-il ainsi commenté.

Le CEO souligne que la procédure de sélection a été « extrêmement concurrentielle ». Le choix final s’appuie sur des critères technologiques, opérationnels, financiers et environnementaux. Il devrait d’ailleurs permettre une économie cumulée de jusqu’à 80 millions d’euros par rapport à l’investissement financier projeté, et ce malgré un déploiement plus ambitieux qu’initialement prévu, pointe encore Guillaume Boutin.

Mais l’entreprise « se doit de respecter les guidances européenne et nationale en matière de cybersécurité », a-t-il cependant ajouté. Et le choix final pour Ericsson et Nokia, au détriment du géant technologique chinois, rencontre précisément ces demandes, a relevé le CEO.

Il se dit satisfait de la confiance placée en des acteurs européens. « Nous avons choisi les meilleurs », résume-t-il.