La production de pétrole russe tombe à son plus bas niveau depuis 2009


Principaux renseignements

  • Les sanctions américaines contre Rosneft et Lukoil ont considérablement réduit les exportations de pétrole russe.
  • La Russie n’a pas atteint son objectif de production pétrolière pour 2025 en raison de ces sanctions et d’une baisse de la production en décembre.
  • Les sanctions ont rendu la production pétrolière russe non rentable, ce qui a conduit l’Inde à rechercher d’autres sources d’approvisionnement en brut.

La production pétrolière russe a atteint son niveau le plus bas depuis 2009, avec un total de 512 millions de tonnes en 2025. Le vice-Premier ministre Alexander Novak a révélé cette information dans un article publié dans la revue Energy Policy.

Objectif

L’objectif initial du gouvernement pour 2025 était de 520 millions de tonnes, et le quota de la Russie au sein de l’OPEP+ permettait une augmentation de la production jusqu’à 9,57 millions de barils par jour. Cependant, la production réelle n’a atteint que 9,33 millions de barils par jour à la fin de l’année.

Le mois de décembre a connu une baisse brutale et inattendue de la production de 250 000 barils par jour, contrairement aux prévisions qui tablaient sur une augmentation. Ce recul est largement attribué aux sanctions américaines imposées à Rosneft et Lukoil, qui ont considérablement perturbé les exportations vers des marchés clés comme l’Inde et la Chine.

Sanctions alimentent la crise

Janis Kluge, expert à l’Institut allemand pour les affaires internationales de sécurité, souligne que ces sanctions accélèrent la crise dans l’industrie pétrolière russe en amont. Il note également qu’environ 35 millions de barils de pétrole russe invendus restent bloqués sur des pétroliers en raison des sanctions imposées fin novembre. Kluge suggère que le manque de stockage disponible aggrave encore la situation.

Le prix du pétrole russe Urals a chuté à 35 à 37 dollars le baril, soit près de la moitié du prix du Brent. Cette baisse rend la production non rentable dans plusieurs champs pétrolifères russes. Des rapports récents indiquent que les raffineries indiennes se détournent de la Russie pour s’approvisionner en matières premières auprès d’autres fournisseurs au Moyen-Orient, tels que l’Irak (Basrah Medium) et Oman (crude).

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

Plus