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En Italie, les stations-service vont devoir afficher le prix moyen national à côté du leur : « Tuons la spéculation dans l’œuf »

En Italie, les stations-service vont devoir afficher le prix moyen national à côté du leur : « Tuons la spéculation dans l’œuf »
Dans certaines stations-service, on a dépassé les 2 euros le litre. (Stefano Guidi/Getty Images)

Désireux d’enrayer la spéculation autour du carburant, le gouvernement italien oblige désormais les stations-service à faire preuve de transparence sur leurs prix.

Pourquoi est-ce important ?

Comme dans de nombreux autres pays européens, les prix du carburant ont fortement grimpé en Italie en 2022, suivant l'explosion des prix du pétrole liée à la guerre en Ukraine. Alors qu'ils avaient baissé pendant plusieurs mois, ils ont remonté depuis le début de l'année.

Dans l’actu : le gouvernement Meloni veut de la transparence.

  • Ce mardi, le conseil des ministres présidé par la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni a adopté un décret-loi introduisant une série de mesures sur la « transparence des prix des carburants ».

Le détail : les stations-service italiennes obligées de proposer un comparatif.

  • Selon ce décret-loi, les stations-service italiennes seront désormais obligées d’afficher, à côté des prix qu’elles pratiquent, les prix moyens à l’échelle nationale.
    • Ces prix moyens seront communiqués chaque jour par le ministère des Entreprises et du Made in Italy.
  • En cas d’infraction, des sanctions sont prévues.
    • S’il y a récidive, certaines stations-service pourraient même être contraintes de suspendre leurs activités durant 7 à 90 jours.

Le gouvernement Meloni veut lutter contre la spéculation

Le contexte : fin de la réduction des taxes.

  • Ces derniers jours, les prix à la pompe ont considérablement augmenté en Italie.
    • Dans certaines régions, notamment sur les îles, la barre des 2 euros le litre a été franchie.
  • Cela semble principalement dû à la fin de la réduction des droits d’accises et de la TVA sur le carburant, qui avait été mise en place peu après le début de la guerre en Ukraine par le gouvernement Draghi.
    • Le gouvernement Meloni avait réduit la décote fin novembre, avant de la faire disparaître à la nouvelle année.
    • Une décision justifiée par le fait que les prix du pétrole ont baissé par rapport au moment où la décote avait été instaurée.
  • Toutefois, l’exécutif italien estime qu’il ne s’agit pas de la seule explication à la hausse observée depuis le début de l’année. Selon lui, une certaine spéculation est aussi à l’origine de ce phénomène.
    • Le décret-loi indique d’ailleurs que les gendarmes des prix et de la concurrence vont redoubler de vigilance pour « tuer ces comportements spéculatifs dans l’œuf », indique le communiqué du gouvernement.
    • Ces accusations sont rejetées par les compagnies pétrolières et les stations-service, qui assurent que les prix élevés actuels sont uniquement dus à la fin de la réduction des taxes.
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