L’Association néerlandaise des consommateurs affirme recevoir de nombreuses plaintes concernant la « shrinkflation ». Il s’agit d’un phénomène où le contenu d’un emballage diminue, mais le prix reste le même. L’organisation de consommateurs appelle les fabricants à plus de transparence.
Le chiffre: Fin octobre, l’Association néerlandaise des consommateurs a ouvert une ligne de signalement pour les plaintes contre les entreprises qui profitent de la situation économique actuelle, marquée par une forte inflation, pour s’enrichir. Il s’avère maintenant que sur plus de 1500 signalements reçus, 900 concernent la « shrinkflation ».
Quelques exemples:
- « Dans un paquet de dosettes de café Hema, il n’y a plus que 40 dosettes au lieu de 46, alors que le prix est passé de 3 euros à 3,50 euros. Cela représente une augmentation de 34% par dosette de café », a calculé l’Association des consommateurs.
- Un paquet de chips Lay’s est passé de 225 grammes à 200 grammes, mais le prix est resté inchangé.
- Les lingettes Swiffer pour sol sont passées de 40 à 34 dans une boîte, sans baisse de prix.
Phénomène répandu: En réduisant le contenu de l’emballage, les fabricants de marques peuvent augmenter leurs marges bénéficiaires sans augmenter les prix. Le phénomène a également été constaté dans les marques des distributeurs. L’Association des consommateurs a reçu des signalements concernant des produits de marques de distributeurs tels que Albert Heijn, Jumbo et Lidl. Des plaintes similaires ont aussi été reçues en Allemagne.
L’appel: L’Association des consommateurs appelle les fabricants et les supermarchés à être transparents sur ces augmentations de prix cachées, qui irritent grandement les consommateurs. La directrice Sandra Molenaar déclare: « Si une quantité supplémentaire de contenu se trouve dans un emballage, les fabricants l’indiquent clairement sur l’emballage. Par conséquent, en cas de diminution de contenu, les fabricants devraient également l’indiquer sur l’emballage. Ainsi, au moins, les consommateurs sont prévenus. »
L’inflation de l’alimentaire
Alors que les dirigeants des grands surper-marchés français craignent un mois de mars rouge sur les prix, avec une inflation de près de 10%, la Belgique n’a pas attendu. Certes, l’inflation globale est en perte de vitesse dans notre pays, à 6,6% en février sur base annuelle, contre 8,05% en janvier, principalement à cause de la chute des prix de l’énergie.
Mais le taux d’inflation hors produits énergétiques grimpe pour atteindre 8,87%, contre 8,61% en janvier et 7,89% en décembre. Les denrées alimentaires sont devenues 16,2 % plus chères par rapport à l’année dernière. En janvier, l’inflation sur les produits alimentaires était de 15,59 %.

Depuis les deux derniers, ce n’est plus l’énergie, mais l’alimentaire qui nourrit l’inflation.
Les œufs ont par exemple grimpé de 38,6%, le lait entier de 33%, les pizzas et les quiches de 28,6%, le sucre de 27,5%.
Au Royaume-Uni, les prix de l’alimentaire ont augmenté en moyenne de 17%, note ce mardi Kantar.