Principaux renseignements
- Les changements politiques au Venezuela offrent une opportunité d’investissement de 500 milliards de dollars (425 milliards d’euros) dans les infrastructures au cours des dix prochaines années. C’est ce qu’affirme Charles Myers, président du cabinet de conseil Signum Global Advisors.
- Myers souligne que les opportunités s’étendent au-delà du secteur du pétrole et du gaz, englobant la construction, l’automobile, la défense, les produits chimiques, l’exploitation minière et la gestion d’actifs.
- « L’avenir du Venezuela après Maduro reflète la transformation de l’Europe de l’Est après le communisme et promet une croissance économique considérable », peut-on lire.
La récente intervention américaine au Venezuela, qui a entraîné la destitution du président Nicolas Maduro, a créé une situation complexe et incertaine. Alors que certains investisseurs expriment leur prudence, d’autres voient un immense potentiel d’opportunités d’investissement à long terme dans divers secteurs.
Potentiel d’investissement dans les infrastructures
Charles Myers, président du cabinet de conseil Signum Global Advisors, estime que le pays est confronté à un défi majeur en matière d’infrastructures, qui pourrait atteindre 500 milliards de dollars au cours des dix prochaines années. Dans un entretien avec CNBC, il affirme que le pessimisme quant à l’avenir du Venezuela est injustifié et souligne les énormes possibilités qui s’offrent à plusieurs secteurs.
Myers organise un voyage au Venezuela en mars pour les investisseurs, les multinationales et les gestionnaires d’actifs. Cette initiative, indépendante du gouvernement américain, vise à explorer ces possibilités d’investissement.
Les défis demeurent
Cependant, tout le monde ne partage pas les perspectives optimistes de Myers. Robert Koenigsberger, associé gérant chez Gramercy Funds Management, souligne que malgré la destitution de Maduro, le Venezuela reste un environnement difficile pour les investisseurs en raison des réglementations et des sanctions existantes. Il insiste sur la nécessité d’obtenir des garanties de sécurité et de mieux comprendre le paysage politique avant de pouvoir réaliser des investissements importants.
Myers reconnaît les limites imposées par les sanctions, mais anticipe leur levée potentielle dans les mois à venir. Il pense qu’une plus grande ouverture du pays, comme le retour du Venezuela sur les marchés de la dette et la réactivation de sa bourse, pourrait déclencher des investissements encore plus importants.
Le secteur pétrolier prêt pour la croissance
Au lendemain de la destitution de Maduro, les compagnies pétrolières et gazières sont prêtes à engranger des bénéfices. Chevron, la seule entreprise américaine opérant actuellement au Venezuela, a vu la valeur de ses actions grimper en flèche. Cela suggère que les investisseurs anticipent des gains substantiels si l’infrastructure pétrolière du Venezuela est reconstruite.
Myers souligne que les opportunités s’étendent au-delà du secteur du pétrole et du gaz, englobant la construction, l’automobile, la défense, les produits chimiques, l’exploitation minière et la gestion d’actifs. Il souligne la participation de fonds spéculatifs, d’investisseurs à long terme et, éventuellement, de fonds souverains à son prochain voyage.
Comparaisons historiques
Établissant des parallèles avec l’Europe de l’Est post-communiste, Myers souligne la possibilité d’un changement économique transformateur au Venezuela, semblable à celui qu’ont connu des pays comme la Hongrie et la Pologne.
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(ns)(fc)

