Principaux renseignements
- La Russie examine actuellement une proposition visant à rejoindre l’initiative du Conseil de Paix de Donald Trump.
- Ce conseil a pour objectif de résoudre les conflits internationaux, notamment en parvenant à un accord de paix au Moyen-Orient.
- Certains alliés des États-Unis critiquent la portée ambitieuse de ce conseil, qui pourrait rivaliser avec les Nations unies.
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré que Moscou évaluait actuellement une proposition visant à participer à l’initiative ‘Conseil de Paix’ du président américain Donald Trump, qui vise à résoudre les conflits internationaux. Cette déclaration fait suite à l’annonce faite par Trump à Davos, en Suisse, selon laquelle Poutine avait accepté de rejoindre le conseil.
Proposition à l’étude
Lors d’une réunion avec le Conseil de sécurité russe, Poutine a précisé que le ministère des Affaires étrangères examinait toujours la proposition et qu’il donnerait une réponse en temps voulu. Il a exprimé sa conviction que l’objectif principal du Conseil était de parvenir à un règlement de paix au Moyen-Orient.
Poutine a indiqué que la Russie était disposée à contribuer à hauteur d’un milliard de dollars (environ 855,5 millions d’euros) pour devenir membre à long terme du Conseil, comme proposé par Trump. Il a suggéré d’utiliser les avoirs russes gelés à cette fin, ainsi que pour la reconstruction des territoires touchés par les hostilités après la conclusion d’un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine.
Critique
Trump a invité de nombreux dirigeants mondiaux, leur demandant une contribution d’un milliard de dollars pour devenir membres permanents du Conseil. Alors qu’il était initialement destiné à superviser la reconstruction de Gaza, le statut du Conseil semble avoir une portée plus large, pouvant rivaliser avec celle des Nations unies. Cette ambition a suscité des critiques de la part de certains alliés des États-Unis, dont la France.
Concernant le différend sur le Groenland, Poutine a minimisé l’intérêt de Trump pour l’acquisition de l’île, le comparant à la vente de l’Alaska par la Russie aux États-Unis au XIXe siècle. Il a estimé la valeur actuelle du Groenland à 200-250 millions de dollars (environ 170-214 millions d’euros). (uv)
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