Pourquoi il vaut mieux être un gros poisson dans un petit bassin, plutôt que le contraire

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Malcolm Gladwell est l’auteur de best-sellers dont « Outliers: The Story of Success » et «Blink: The Power of Thinking Without Thinking ». Dans son nouveau livre, « David and Goliath », il renverse la vision traditionnelle de ce qui constitue un désavantage. Dans Business Ibsider, Alison Griswold résume brièvement ses arguments :

Gladwell s’oppose à la tendance commune des personnes à vouloir fréquenter des universités uniquement pour leur nom, à travailler dans de très grandes entreprises, ou à faire des choses uniquement pour le prestige qu’elles peuvent en retirer. Selon lui, les choix élitistes reviennent à choisir à être un petit poisson dans un grand étang : seule une poignée brilleront parmi les meilleurs. Il estime qu’il vaut mieux choisir une entreprise ou une école moins prestigieuse où il sera plus facile de se distinguer et de faire la différence.

Gladwell invoque le concept qu’il nomme «privation relative», qui décrit le phénomène par lequel nous avons tendance à mesurer notre propre valeur et nos performances en nous comparant aux personnes de notre entourage immédiat. Il évoque le cas d’une élève qui s’était inscrite dans l’université de Brown, une université américaine très prestigieuse. Elle n’était parvenue qu’à y avoir des notes médiocres, et elle se sentait dévalorisée par rapport à ses camarades de classe qui obtenaient de meilleures notes. Pourtant, elle devait toujours figurer dans le groupe des quelques étudiants les plus brillants du monde, mais finalement, elle avait décidé d’abandonner ses études. Selon Gladwell, elle aurait mieux fait d’aller dans une université moins prestigieuse, où elle aurait été un gros poisson dans un bassin plus petit.

Gladwell illustre son propos avec des exemples pris dans l’enseignement supérieur, mais ses idées sont également valables dans les affaires. Pour un programmeur, il est peut-être plus judicieux de travailler pour une startup plutôt que pour Google, de même que les jeunes banquiers devraient peut-être préférer commencer à travailler dans de petits établissements, plutôt que chez Goldman Sachs.

« Nous prenons rarement le temps de réfléchir et de nous demander si les institutions les plus prestigieuses sont celles qui nous procurent le plus d’avantages. Le grand étang prend des étudiants réellement brillants et il les démoralise », conclut Gladwell.