Principaux renseignements
- Plus de 1 000 Kenyans ont rejoint l’armée russe en Ukraine après avoir été trompés par de fausses promesses d’emploi.
- La Russie utilise des tactiques trompeuses pour recruter des ressortissants de pays africains dans son armée, les forçant à combattre en Ukraine.
- Les recruteurs ont de plus en plus recours à des voies alternatives et à des pratiques corrompues pour contourner les mesures de sécurité et envoyer des Kenyans se battre pour la Russie.
Plus d’un millier de Kenyans combattent en Ukraine pour l’armée russe, rapporte le Moscow Times sur la base d’un rapport des services de renseignement. Ce nombre dépasse largement les estimations précédentes, qui tablaient sur environ 200 recrues. Selon le rapport, des recruteurs ont massivement trompé ces citoyens pour leur faire signer des contrats militaires. Ils ont utilisé la promesse d’emplois bien rémunérés comme appât.
Les voies de recrutement
Cette conclusion corrobore diverses enquêtes médiatiques sur les tactiques russes. Ces enquêtes montrent comment la Russie attire des hommes africains avec de fausses offres d’emploi pour ensuite les forcer à participer à la guerre en Ukraine.
L’enquête kényane, menée par les services de renseignement et la direction des enquêtes criminelles, détaille les voies de recrutement. Les recrues quittent le pays avec des visas touristiques, puis transitent par Istanbul et Abu Dhabi pour rejoindre l’armée russe.
Voies de recrutement alternatives
En raison du renforcement des contrôles à l’aéroport de Nairobi, les recruteurs cherchent désormais des itinéraires alternatifs. Pour éviter d’être repérés, ils envoient les recrues kenyanes en Russie via d’autres pays africains. Le rapport fait état d’agences de recrutement illégales qui collaborent avec du personnel aéroportuaire corrompu.
Au moins 89 Kenyans se trouvent encore au front, 39 sont hospitalisés et 28 sont portés disparus. Le gouvernement kenyan condamne l’utilisation de ses citoyens comme chair à canon. Le ministre des Affaires étrangères, Musalia Mudavadi, abordera la question le mois prochain lors de sa visite à Moscou.
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