Principaux renseignements
- Stellantis a rapporté une perte nette de vingt-deux virgule trois milliards d’euros pour deux mille vingt-cinq en raison de frais de restructuration stratégique.
- Malgré cette perte importante, Stellantis a enregistré une croissance positive au second semestre 2025, grâce à l’augmentation des ventes sur le marché américain.
- La société modifie sa stratégie pour inclure la relance de modèles de véhicules thermiques parallèlement à son engagement continu en faveur de l’électrification.
Stellantis a rapporté une perte nette considérable de 22,3 milliards d’euros pour 2025, soit la deuxième perte la plus importante jamais enregistrée par une entreprise française. Cela ressort du rapport annuel publié par la société aujourd’hui. Cette perte substantielle est attribuée à des charges exceptionnelles s’élevant à vingt-finc virgule quatre milliards d’euros, destinées à réviser la stratégie de l’entreprise sur le marché des véhicules électriques.
Faibles chiffres de ventes
Stellantis avait déjà annoncé ces charges exceptionnelles massives dès le début du mois de février, soulignant ainsi la nécessité d’un virage stratégique dans sa production de véhicules électriques en raison de ventes inférieures aux prévisions. D’autres géants de l’automobile, tels que Ford et General Motors, ont été confrontés à des défis similaires et ont également engagé des coûts importants pour refléter des ventes de véhicules électriques plus faibles que prévu aux États-Unis.
Malgré une légère augmentation du volume de véhicules à 5,48 millions d’unités, le chiffre d’affaires de Stellantis a diminué de 2 pour cent pour s’établir à 153,5 milliards d’euros. Cette baisse est due à des taux de change défavorables et à une stratégie de réduction des prix mise en œuvre au premier semestre 2025, marquant une rupture avec l’approche de prix élevés adoptée par l’ancien PDG Carlos Tavares. En conséquence, le groupe a enregistré une perte d’exploitation de 842 millions d’euros pour l’année, avec une marge négative de 0,5 pour cent.
Tendance positive
Cependant, Stellantis a connu une tendance positive au second semestre 2025, avec une croissance de 10 pour cent de son chiffre d’affaires et une augmentation de 11 pour cent de ses ventes de véhicules, qui ont atteint 2,8 millions d’unités. Cette croissance est largement attribuable à une hausse de 39 pour cent des ventes aux États-Unis. La société a terminé l’année 2025 avec des réserves de trésorerie industrielles de 46 milliards d’euros et a confirmé ses prévisions pour 2026, anticipant une amélioration progressive du chiffre d’affaires net et un retour à une marge positive (à un chiffre).
La croissance prévue des ventes sera tirée par le lancement de nouveaux modèles, en particulier des pick-up thermiques sur le marché américain, où les prix devraient rester stables ou augmenter légèrement, tandis qu’ils devraient baisser en Europe. Stellantis estime l’impact des droits de douane américains à 1,2 milliard d’euros pour 2025 et à 1,6 milliard d’euros pour 2026, une projection qui reste inchangée malgré la récente décision de la Cour suprême invalidant certaines des politiques commerciales de président Trump.
Perte financière importante
Cette perte financière substantielle place Stellantis au deuxième rang des pertes jamais enregistrées par une entreprise française, dépassée seulement par la perte de vingt-trois virgule trois milliards d’euros du conglomérat de médias Vivendi en deux mille deux. Elle dépasse largement les records précédents des constructeurs automobiles français, tels que la perte de huit milliards d’euros de Renault en 2020.
Ces derniers jours, Stellantis a confirmé son changement de stratégie, s’éloignant de l’adoption totale des véhicules électriques. Cela implique le retrait de plusieurs projets, notamment la vente de sa participation de 49 pour cent dans NextStar Energy, qui développe la première « gigafactory » de batteries au Canada, et une sortie potentielle de sa coentreprise avec Samsung pour la construction de deux gigafactories aux États-Unis.
La société a également annoncé son intention de relancer des modèles de véhicules thermiques aux États-Unis et en Europe, y compris des options diesel. Stellantis soutient que ces décisions ne contredisent pas son engagement en faveur de l’électrification.
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