Paul Buchheit (45 ans), qui a été le 23e employé engagé chez Google mais qui est surtout connu pour sa contribution au développement de Gmail, prédit que le navigateur n’est plus qu’à un an ou deux d’une « perturbation totale ».
« Il reste deux ans à Google »

Pourquoi est-ce important ?
L'introduction la semaine dernière par la société OpenAI du chatbot ChatGPT bouleverse un certain nombre de secteurs, dont celui des moteurs de recherche, où Google détient un monopole de fait. Combien de temps encore, telle est la question qui se pose dans la Silicon Valley.L’essentiel : le chatbot ChatGPT – un programme informatique qui simule et traite des conversations humaines écrites ou orales grâce à l’intelligence artificielle – peut, contrairement aux anciens logiciels, répondre à des questions complexes. ChatGPT peut également reconnaître et corriger ses erreurs, mais surtout se souvenir des échanges précédents avec son interlocuteur. Ce faisant, il efface les principaux défauts des chatbots traditionnels.
« Le sort des Pages Jaunes attend maintenant Google aussi »
Dans l’actualité : ChatGPT écrit des essais, invente des histoires, écrit des argumentaires marketing, rédige des scripts, du code informatique et de la poésie et aide également à la décoration intérieure.
- Les résultats de ChatGPT sont si impressionnants qu’ils suscitent des discussions dans la Silicon Valley sur l’avenir du monopole de recherche de Google.
- Buchheit voit déjà la tempête qui se rapproche :
« Google n’est peut-être qu’à un an ou deux d’un bouleversement total. L’IA éliminera la page de résultats des moteurs de recherche, où ils gagnent le plus d’argent. Même s’ils rattrapent leur retard en matière d’IA, ils ne peuvent pas la déployer pleinement sans détruire la partie la plus précieuse de leur activité ! » a-t-il écrit sur Twitter.
- Après tout, le chatbot peut répondre aux mêmes questions que celles que l’on poserait sur le moteur de recherche de Google. Les réponses sont encore plus complètes que sur Google et souvent plus claires que sur Wikipedia.
- Il est intéressant de noter que le chatbot ne se connecte pas au web pour répondre aux questions, mais utilise des connaissances qui ont été programmées à l’avance.
- Buchheit compare le sort qui attend Google à celui des Pages jaunes.
« C’était aussi un modèle économique phénoménal, jusqu’à ce que Google arrive. L’IA va maintenant faire de même pour les moteurs de recherche. »
MB