Principaux renseignements
- Les équipes de réparation s’efforcent de rétablir le flux d’électricité via le câble SwePol, qui relie la Pologne et la Suède.
- La cause de la panne du câble SwePol est inconnue, mais il ne s’agirait pas d’un sabotage.
- Cet incident met en évidence les préoccupations croissantes concernant la vulnérabilité des infrastructures sous-marines dans la région de la mer Baltique.
Un câble électrique sous-marin reliant la Pologne et la Suède a cessé de fonctionner de manière inattendue. Selon les données du marché, le câble SwePol, long de 250 kilomètres et installé en 2000, a subi une chute soudaine de son flux d’énergie mercredi soir. Bien que la cause de la panne reste inconnue, l’opérateur du réseau polonais PSE a exclu tout sabotage intentionnel et a assuré au public que le réseau électrique polonais fonctionnait de manière stable. Les travaux de réparation sont en cours et la remise en service est prévue pour vendredi minuit.
Impact sur le flux énergétique régional
Le câble SwePol, une ligne à courant continu haute tension, passe principalement sous la mer Baltique et est capable de transporter jusqu’à 600 MW d’électricité entre les deux pays. Ses terminaux sont situés près de Słupsk en Pologne et de la péninsule de Stärnö en Suède. Cet incident survient dans un contexte de préoccupations accrues concernant la vulnérabilité des infrastructures sous-marines dans la région de la mer Baltique après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Fin 2024, un pétrolier transportant du pétrole russe aurait endommagé une ligne électrique importante et plusieurs câbles de télécommunications reliant la Finlande et l’Estonie en traînant son ancre. Les procureurs soupçonnent un acte délibéré, bien que l’équipage du navire attribue l’incident à des dysfonctionnements techniques.
Réaction de l’OTAN et enquêtes en cours
Ces événements ont incité l’OTAN à lancer la mission Baltic Sentry, visant à protéger les infrastructures critiques de la région. La controverse entourant les explosions du gazoduc Nord Stream a encore souligné ces vulnérabilités. Un ressortissant ukrainien soupçonné d’être impliqué a été extradé vers l’Allemagne pour y être jugé, tandis qu’un tribunal polonais a refusé d’extrader un autre suspect recherché par les autorités allemandes.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

