Pablo Hernández de Cos et Klaas Knot sont les favoris pour succéder à Christine Lagarde à la présidence de la BCE


Principaux renseignements

  • Pablo Hernández de Cos et Klaas Knot sont considérés comme les favoris pour la présidence de la BCE en 2027.
  • L’expertise de Hernández de Cos en matière de politique monétaire est un gage de stabilité, tandis que Knot apporte adaptabilité et équilibre.
  • Le processus de sélection reste imprévisible, des facteurs politiques pouvant influencer la décision finale, parallèlement à des considérations économiques telles que l’augmentation des niveaux d’endettement.

La succession de Christine Lagarde à la présidence de la BCE en 2027 suscite spéculations et débats parmi les économistes.

Candidats préférés

Un récent sondage du Financial Times a révélé que Pablo Hernández de Cos, l’ancien gouverneur de la banque centrale espagnole, et Klaas Knot, son homologue néerlandais, ont les faveurs d’une majorité des économistes interrogés pour ce poste prestigieux. Hernández de Cos a recueilli 26 pour cent des voix, contre 24 pour cent pour Knot.

Les économistes font l’éloge de Hernández de Cos pour sa connaissance approfondie de la politique monétaire et des banques centrales, et soulignent que sa nomination témoignerait de l’engagement de l’Europe en faveur de la stabilité de l’euro. Knot, quant à lui, est loué pour son approche équilibrée de la politique monétaire et sa capacité d’adaptation dans des situations dynamiques.

Autres candidats potentiels

Si d’autres candidats comme Isabel Schnabel et Joachim Nagel ont manifesté leur intérêt, ils ont recueilli beaucoup moins de soutiens. Certains économistes pensent que Schnabel pourrait être inéligible en raison des réglementations de l’UE concernant les rôles consécutifs au sein du directoire de la BCE.

La question de la nationalité est également un point de discorde. Certains affirment que l’Allemagne, la plus grande économie de l’Union, mérite d’être représentée à la tête de la BCE, notamment en raison de la montée du sentiment eurosceptique dans le pays. D’autres, en revanche, considèrent qu’un président allemand de la BCE aux côtés d’un chef allemand de la Commission européenne est peu probable.

Imprevisibilité et défis

La nature imprévisible du processus de sélection est mise en évidence par les cas passés où les candidats les plus en vue n’ont finalement pas été retenus. Les économistes avertissent que des événements imprévus et des manœuvres politiques pourraient influencer de manière significative le résultat final.

Au-delà des qualifications individuelles des candidats, de nombreux économistes identifient le défi posé par l’augmentation de la dette publique en Europe. Le prochain président de la BCE sera confronté à la tâche délicate de maintenir sa crédibilité tout en gérant les contraintes potentielles sur les hausses de taux d’intérêt en raison des préoccupations liées à l’escalade du fardeau de la dette publique. (fc)

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