Principaux renseignements
- Une Union européenne unie est essentielle pour se protéger contre les menaces extérieures et les vulnérabilités internes, déclare Olaf Sleijpen, président de la Banque centrale néerlandaise (De Nederlandsche Bank).
- La suppression des barrières commerciales entre les États membres de l’UE renforcerait la compétitivité économique du bloc.
- Le renforcement de l’autonomie financière de l’UE grâce au développement de systèmes internes de traitement des paiements consoliderait sa stabilité à long terme.
Le président de la Banque centrale néerlandaise (De Nederlandsche Bank), Olaf Sleijpen, estime que l’Union européenne doit fonctionner comme un bloc plus unifié afin de se prémunir contre les pressions extérieures et les faiblesses internes.
S’exprimant dans l’émission néerlandaise Buitenhof, Sleijpen a souligné la récente menace du président américain Donald Trump d’imposer des droits de douane à l’Europe afin d’acquérir le Groenland comme un excellent exemple de la raison pour laquelle une plus grande unité de l’UE est essentielle. Bien que Trump ait finalement abandonné son projet, cet incident a mis en évidence la vulnérabilité d’une Europe divisée.
Nécessité de la coopération
Sleijpen a souligné la nécessité d’une plus grande collaboration politique et économique au sein de l’UE. Il a cité une analyse de la Banque centrale européenne révélant que les barrières commerciales entre les États membres de l’UE équivalent à des droits de douane de 65 pour cent sur les marchandises. Sleijpen a plaidé en faveur d’une législation plus stricte de la part de Bruxelles afin de démanteler ces barrières internes, arguant que même si cela peut s’avérer difficile au départ, les avantages à long terme l’emportent sur les coûts à court terme, en particulier dans le contexte mondial complexe actuel.
Selon Sleijpen, le rejet collectif de la menace tarifaire de Trump par les dirigeants européens constitue une avancée positive vers une plus grande unité. Il a observé un changement d’attitude parmi les dirigeants de l’UE, qui reconnaissent de plus en plus la nécessité de collaborer plus efficacement pour faire face aux défis posés par des nations puissantes comme les États-Unis.
Autonomie financière
Sleijpen a également abordé la question de la dépendance de l’UE à l’égard d’entreprises non européennes telles que Visa et Mastercard pour le traitement des paiements. Tout en reconnaissant la complexité de la perturbation de ce système bien établi, il a souligné l’importance de réduire la dépendance à l’égard des fournisseurs externes. Il estime que le renforcement de l’autonomie au sein de l’infrastructure financière de l’UE est essentiel pour sa stabilité et sa sécurité à long terme. (fc)
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