Principaux renseignements
- Nvidia prévoit d’équiper des robotaxis de ses puces IA et de son logiciel Drive AV d’ici 2027, ciblant le marché en pleine expansion des véhicules autonomes.
- La technologie de Nvidia offre aux constructeurs automobiles des solutions personnalisables pour les fonctions de conduite autonome, ce qui accélère le développement tout en réduisant les coûts.
- Nvidia envisage un avenir où des milliards de véhicules autonomes fonctionneront grâce à sa technologie.
Nvidia s’efforce d’équiper, d’ici 2027, des flottes de robotaxis de ses puces IA avancées et de son logiciel Drive AV. L’entreprise prévoit d’alimenter des robotaxis de niveau 4, capables de circuler de manière autonome dans des zones prédéfinies, en partenariat avec des exploitants de robotaxis.
Expansion du marché autonome
Bien que Nvidia fournisse des technologies automobiles sous la marque Drive depuis 2015, cela ne représente actuellement qu’une petite partie de ses activités.
Pour renforcer sa présence sur le marché des voitures autonomes, Nvidia a récemment annoncé un partenariat avec Uber pour les robotaxis et a dévoilé des logiciels capables de propulser des véhicules autonomes. Les modèles de Mercedes-Benz prévus pour fin 2026 seront équipés de la technologie Nvidia afin de naviguer dans des villes telles que San Francisco.
Puces IA
Le PDG Jensen Huang considère la robotique, y compris les voitures autonomes, comme un domaine de croissance majeur pour Nvidia, après l’intelligence artificielle. Il envisage un avenir où des milliards de véhicules autonomes circuleront sur les routes, accessibles via des services de robotaxis ou la propriété individuelle.
En plus des puces pour véhicules autonomes, Nvidia offre l’accès à ses célèbres puces IA et à son logiciel de simulation, permettant aux constructeurs automobiles de former des modèles de conduite autonome et d’accélérer le développement. L’ordinateur de bord Drive AGX Thor, dont le coût est d’environ 3 500 dollars (2 987 euros) par puce, peut aider les constructeurs à réduire les coûts de recherche et développement.
Les robotaxis gagnent du terrain
Nvidia collabore avec les constructeurs automobiles pour adapter sa technologie, par exemple en ajustant les niveaux d’accélération pour des véhicules spécifiques. Certains constructeurs préfèrent gérer eux-mêmes la simulation, tout en profitant de l’expertise de Nvidia en matière de formation des puces et d’optimisation logicielle.
Les robotaxis gagnent du terrain, menés par Waymo, filiale d’Alphabet, qui propose des services de taxis sans conducteur dans plusieurs villes américaines. L’annonce de Nvidia concernant les robotaxis montre que l’entreprise ambitionne, en plus des véhicules grand public, de se concentrer également sur les flottes de véhicules autonomes.
Démonstration
Lors d’une démonstration à San Francisco, Nvidia a présenté une Mercedes-Benz CLA-sedan de 2026 équipée de sa technologie. En présence d’un conducteur de sécurité, la voiture a parcouru environ 90 % du trajet de manière autonome, sans incident dans des conditions urbaines difficiles. Cependant, le conducteur est intervenu lors d’une situation complexe impliquant plusieurs bus et un véhicule autonome de Waymo.
Nvidia a classé la démonstration comme « Level 2 Plus Plus », avec des fonctions comparables au mode entièrement autonome de Tesla. Bien que les voitures propulsées par Nvidia montrent une autonomie croissante, les conducteurs restent responsables de la sécurité et doivent rester vigilants.
La Mercedes-Benz CLA avait initialement été introduite avec des fonctions d’assistance à la conduite et sur voie, avant qu’une mise à jour logicielle ne permette le changement de voie. La conduite mains libres sur l’autoroute, la conduite en ville et les fonctions de stationnement sont prévues pour cette année.
La sécurité avant tout
Nvidia utilise deux systèmes d’IA dans les véhicules Drive pour donner la priorité à la sécurité. Le système principal, un modèle vision-langage « end-to-end », utilise l’IA pour interpréter les données des capteurs et déterminer la trajectoire du véhicule. Une « stack » secondaire, basée sur des règles strictes, prend le relais dans les situations où le système principal a besoin d’assistance.
Nvidia prévoit que les avancées en IA générative, propulsées par ses GPU, amélioreront considérablement les algorithmes de conduite autonome. L’entreprise vise la conduite autonome de bout en bout dans les voitures grand public d’ici 2028 et envisage finalement une expérience de conduite où les utilisateurs pourront interagir avec leur véhicule via un langage naturel. (fc)
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