Pour la première fois en trois ans, le nombre de biens immobiliers vendus en Flandre dépasse celui des biens mis en vente. C’est ce qui ressort des chiffres publiés par Dewaele, la plus grande agence immobilière indépendante active en Flandre et à Bruxelles.
Principaux renseignements
- Selon Dewaele, le nombre de biens mis en vente diminue, tandis que la demande reste inchangée.
- C’est même la première fois en trois ans que le nombre de logements vendus dépasse celui des logements mis en vente.
- On observe une baisse de l’offre tant pour les logements prêts à emménager et économes en énergie que pour les bâtiments dont la performance énergétique est moins bonne.
Dans l’actualité : Ces dernières années, les acheteurs potentiels pouvaient choisir parmi une offre croissante de maisons. La situation s’est à nouveau inversée.
- Dewaele indique qu’en 2023 et 2024, respectivement 25 et 24 pour cent de logements supplémentaires ont été mis en vente par rapport à ceux qui ont changé de propriétaire dans un délai raisonnable. Un logement sur quatre mis en vente est resté plus de six mois sur le marché.
- En 2025, cette proportion est tombée à seulement 9 pour cent. Filip Dewaele, administrateur délégué de Dewaele Vastgoedgroep, remarque qu’il y a eu un renversement de tendance, surtout au dernier trimestre de 2025. À ce moment-là, l’offre totale a baissé de 5 pour cent. « L’offre de maisons à vendre diminue donc, tandis que la demande reste élevée », dit-il.
Offre plus réduite tant pour les logements durables que pour les logements énergivores
Zoom : Dewaele remarque une baisse de l’offre tant pour les logements durables prêts à emménager que pour les bâtiments à faible score énergétique.
- Le nombre de nouveaux biens immobiliers prêts à emménager a diminué de plus de 25 pour cent au cours des trois derniers mois de 2025 par rapport au trimestre précédent.
- « Du côté des ventes, nous observons exactement l’inverse : le nombre de logements prêts à emménager vendus a augmenté de plus de 8 pour cent », note Dewaele.
- L’agent immobilier a enregistré une baisse non seulement des logements durables, mais aussi des maisons et appartements avec un EPC D à F. Dans ce segment, l’offre a diminué de 14 pour cent.
Effet domino
De plus, selon Dewaele, le marché de la construction neuve joue un rôle clé dans toute cette histoire.
- « La construction neuve est un maillon crucial dans toute l’histoire de l’immobilier. Si ce moteur tourne trop lentement, cela provoque un effet domino dans le reste du marché », explique le directeur. « Moins de constructions neuves signifie moins de flux, moins d’offre et, en fin de compte, plus de pression sur le marché des logements anciens. »
- Grâce à la réduction définitive de la TVA sur la démolition et la reconstruction à 6 pour cent, le marché de la construction neuve a désormais un peu de répit. Ainsi, depuis l’été 2025, on observe une reprise sur le marché de la construction neuve. Mais le nombre de ventes en 2025 reste encore inférieur d’environ 40 pour cent à celui de l’année record 2021 et est comparable à celui de 2023 et 2024.
- « Mais avant que cela ne se traduise par une offre plus large sur l’ensemble du marché immobilier, il faudra encore faire preuve de patience », conclut Dewaele.
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