Nombre de jours de canicule par an à Gand pourrait atteindre 50 d’ici 2100, selon l’échevin au climat Filip Watteeuw (Groen)


Principaux renseignements

  • Gand est confrontée à une augmentation spectaculaire du nombre de jours de canicule, qui pourrait atteindre 50 par an d’ici 2100.
  • L’« effet d’îlot de chaleur urbain » aggrave le problème, rendant les zones densément peuplées nettement plus chaudes que les régions environnantes.
  • Gand met activement en œuvre des initiatives de verdissement et aide les habitants à rafraîchir leur logement afin d’atténuer l’impact de la chaleur extrême.

Gand est confrontée à une augmentation significative des épisodes de chaleur extrême, selon l’échevin du climat Filip Watteeuw (Groen). Des simulations et des études récentes prévoient une augmentation spectaculaire du nombre de jours de canicule à Gand, qui passerait d’une moyenne de 5 actuellement à 12 d’ici 2030, 20 d’ici 2050 et 50 jours de canicule par an d’ici 2100. C’est ce que rapporte Belga.

Graves répercussions sur la santé

Cela se traduit par près de deux mois de chaleur intense par an, avec des journées et des nuits caniculaires, ce qui constitue une grave menace pour le bien-être et la santé des habitants de Gand. les projections sont basées sur les données de l’outil d’impact du portail climatique flamand et sur les recherches menées par le VITO, un institut de recherche belge de premier plan.

La question a été soulevée lors d’une réunion du conseil municipal de Gand en réponse à une question de l’échevine Sarah Van Acker (Groen). La ville reconnaît que « l’effet d’îlot de chaleur urbain » aggrave la situation. Les quartiers densément peuplés peuvent connaître des différences de température pouvant atteindre 8 degrés Celsius par rapport à la périphérie, car les surfaces pavées et les bâtiments absorbent et rayonnent la chaleur, rendant difficile le refroidissement nocturne.

Zones vulnérables

Des zones telles que le centre-ville, Sluizeken-Tolhuis-Ham, Muide-Meulestede, Dampoort, Ledeberg et Bloemekenswijk sont particulièrement vulnérables au stress thermique et seront prioritaires pour des initiatives telles que le dépavage, le verdissement et la mise en place de réseaux de refroidissement. Gand participe activement à des projets tels que « Rewild the City » et le programme européen « Cool Cities », qui ciblent spécifiquement des quartiers pilotes sur la base d’études de vulnérabilité à la chaleur.

Le taux de revêtement élevé de Gand, qui atteindra 38,7 pour cent en 2023, dépassant largement la moyenne flamande de 15,7 pour cent, illustre l’urgence de traiter cette question. La ville vise à inverser cela en augmentant la couverture arborée, en créant des espaces verts supplémentaires et en rénovant les rues et les places pour les adapter au climat.

Soutenir les habitants

En outre, Gand soutient ses habitants en leur donnant des conseils sur les techniques de refroidissement des maisons, en mettant l’accent sur des mesures efficaces telles que les pare-soleil, les auvents de fenêtre, les toits verts et les matériaux de couverture plus légers.

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