Nissan et Uber développent des voitures autonomes pour le ride-hailing


Principaux renseignements

  • Nissan et Uber collaborent sur le développement de véhicules autonomes destinés au transport à la demande.
  • Ce partenariat tirera parti de l’intelligence artificielle de Wayve Technologies et intégrera la technologie ProPilot de Nissan dans des modèles populaires.
  • Le succès sur le marché des véhicules autonomes pourrait rapporter des milliards de dollars à Nissan, favorisant l’innovation et relançant potentiellement des gammes emblématiques de voitures de sport.

Nissan et Uber seraient en phase finale de négociations pour collaborer sur des véhicules autonomes destinés aux services de VTC. Le constructeur s’ouvre ainsi un marché lucratif de plusieurs milliards de dollars. Cet afflux de capitaux permet à Nissan de reprendre pied et de développer des produits innovants. De plus, la marque pourrait ainsi investir dans des voitures de sport telles qu’une nouvelle GT-R ou Silvia. Cela redynamiserait l’image de marque et l’attrait de la marque.

Tirer parti des technologies existantes

Cette collaboration s’appuierait sur la technologie de conduite autonome basée sur l’intelligence artificielle de Wayve Technologies, dans laquelle Uber a déjà investi. Nissan et Wayve ont pour objectif de lancer des véhicules équipés de la technologie de conduite autonome mains libres ProPilot de nouvelle génération d’ici l’exercice 2027. Cela signifie que l’Amérique du Nord et le Japon pourraient bénéficier de cette technologie de pointe dès 2028.

Nissan a l’intention d’intégrer cette technologie à plusieurs de ses modèles populaires aux États-Unis, notamment l’Armada, le Pathfinder et le Rogue, couvrant ainsi toute une gamme de segments de véhicules. Cette adoption à grande échelle est cruciale, car la technologie ProPilot de niveau 2 actuelle, similaire au système « Full Self-Driving » (conduite entièrement autonome) de Tesla, dont le nom est trompeur, nécessite toujours l’attention et la disponibilité du conducteur pour prendre le contrôle.

Formation accélérée

L’intégration de cette technologie à l’immense flotte d’Uber accélère considérablement la formation du réseau neuronal. Ce processus s’avère bien plus efficace que de compter uniquement sur l’adoption par les clients. Nissan profite de cette visibilité, mais Uber collabore aussi avec d’autres constructeurs comme Lucid Motors. Cela accentue la concurrence sur ce marché en pleine mutation.

Malgré le succès de la Leaf, Nissan affronte des difficultés financières depuis le départ de Carlos Ghosn. Ces problèmes persistent en 2026. Une récente violation de données, d’un coût de 1,5 million de dollars (1,4 million d’euros), aggrave la situation et impose des réductions de coûts ainsi que des suppressions d’emplois partout dans le monde. Le constructeur accuse aussi un retard dans l’électrique et a probablement besoin du soutien de Honda pour concurrencer les modèles hybrides.

Potentiel de renouveau

Cependant, un partenariat fructueux avec Uber pourrait positionner Nissan à la pointe de la technologie de conduite autonome, ouvrant ainsi un marché potentiellement lucratif valant des milliards de dollars. Cet afflux de capitaux pourrait permettre à Nissan de se remettre sur pied, de développer de nouveaux produits innovants et d’investir potentiellement dans des voitures de sport passionnantes comme une nouvelle GT-R ou Silvia, redynamisant ainsi son image de marque et son attrait. (fc)

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