Principaux renseignements
- Le gouvernement britannique lance un « New Deal » d’un milliard de livres sterling pour lutter contre le chômage des jeunes.
- Les entreprises bénéficient d’incitations financières pour embaucher des jeunes adultes et prendre des apprentis, ce qui stimule les opportunités d’emploi.
Le gouvernement britannique a lancé une nouvelle initiative visant à lutter contre le chômage des jeunes au Royaume-Uni. Cette initiative de grande envergure permettra de créer 200 000 emplois pour les jeunes. Ce « New Deal » intervient alors que le nombre de jeunes qui commencent un stage a baissé de 40 pour cent au cours des dix dernières années. De plus, près d’un million de jeunes au Royaume-Uni sont sans emploi et ne suivent pas d’études.
Lutter contre le chômage des jeunes
Le gouvernement regroupe plusieurs programmes publics au sein du « New Deal ». Grâce à la subvention Youth Jobs Grant, les entreprises peuvent bénéficier d’une aide de 3 000 livres sterling pour l’embauche de jeunes adultes sans emploi âgés de 18 à 24 ans. Par ailleurs, le gouvernement étend le programme « Jobs Guarantee » aux personnes âgées de moins de 24 ans. Cela lui permettra de venir en aide à plus de 90 000 jeunes au cours des trois prochaines années. Une prime à l’embauche de 2 000 livres encouragera également les petites et moyennes entreprises (PME) à embaucher des personnes âgées de 16 à 24 ans.
Investir dans la jeunesse
« Soutenir les jeunes est l’un des investissements les plus importants que nous puissions faire pour l’avenir de ce pays », déclare le Premier ministre britannique Keir Starmer. Il souligne que cette initiative met l’accent sur des parcours concrets vers l’emploi, la promotion des apprentissages et la clarification des règles pour les employeurs. Ces réformes visent à créer une économie inclusive qui comble le déficit de compétences et favorise des emplois valorisants pour les jeunes.
Ces changements constituent les réformes les plus importantes en matière d’apprentissages depuis dix ans. Les employeurs bénéficieront d’une plus grande flexibilité pour former leur personnel grâce à sept nouveaux modules d’apprentissage axés sur des domaines tels que l’intelligence artificielle, l’ingénierie, les énergies propres et la construction. À partir d’avril 2026, le gouvernement étendra les stages de base, assortis de mesures d’incitation pour les employeurs, aux secteurs de l’hôtellerie-restauration et du commerce de détail. Il s’appuie ainsi sur les programmes existants dans les secteurs de l’ingénierie, de la production et du numérique.
Restructuration de la taxe sur la croissance et les compétences
La taxe sur la croissance et les compétences sera structurée de manière à donner la priorité au financement des stages qui répondent aux besoins du pays en matière de compétences. Des économies seront également réalisées sur les normes de stages qui ne sont pas considérées comme essentielles ou qui pourraient être mieux dispensées par le biais d’une formation en milieu de travail. Selon le ministre britannique du Travail et des Retraites, Pat McFadden, ces mesures recèlent un potentiel de transformation pour les jeunes. Elles permettront au gouvernement d’inverser la tendance à la hausse du chômage des jeunes et aux employeurs de disposer des talents dont ils ont besoin pour se développer.
Compétences numériques
Ce mois-ci, le gouvernement lance déjà un nouveau programme d’apprentissage destiné aux spécialistes de l’IA et de l’automatisation afin de répondre à la demande croissante en compétences numériques. Ce programme d’apprentissage, d’une durée de 18 mois, forme les employés à utiliser efficacement l’intelligence artificielle dans divers environnements de travail. L’essor de l’IA est considéré comme un moteur important de ces réformes. (ev)
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