Principaux renseignements
- La Belgique a convoqué l’ambassadeur américain, Bill White, pour sa critique concernant le traitement d’une affaire de circoncision.
- L’ambassadeur White a été condamné pour s’être ingéré dans le processus judiciaire belge et avoir manqué de respect à ses institutions.
- Cet incident illustre l’importance de respecter la souveraineté nationale et d’éviter les accusations infondées qui pourraient attiser les tensions.
Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot (Les Engagés), a convoqué l’ambassadeur américain, Bill White, suite à des critiques de ce dernier concernant la manière dont la Belgique a traité une affaire impliquant trois circonciseurs rituels juifs à Anvers.
White a demandé à la Belgique de mettre fin à ce qu’il qualifiait de « poursuites ridicules et antisémites » à l’encontre de ces personnes, affirmant qu’elles ne faisaient qu’exercer des pratiques enracinées dans une tradition ancienne. Il s’est adressé directement au ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), et l’a pressé de légaliser la circoncision. Il a également accusé la Belgique d’intimider la communauté juive.
Anti Semitism is UNACCEPTABLE in any form & it must be rooted out of our society.
— Ambassador Bill White (@BillWhiteUSA) February 16, 2026
President TRUMP @POTUS @realDonaldTrump @JDVance @VP @SecRubio @StateSEAS @DeputySecState and I call upon all of Belgium to do a much better job on this subject !
TO BELGIUM,
SPECIFICALLY YOU…
Accusations réfutées
Prévot a fermement réfuté les accusations de l’ambassadeur, les qualifiant d’« inexactes, offensantes et inacceptables ». Il a souligné que présenter la Belgique comme antisémite était non seulement faux, mais aussi dangereux, car cela constituait une désinformation qui sapait les efforts de lutte contre la haine.
Prévot a également critiqué White pour s’être adressé directement à Vandenbroucke et avoir manqué de respect aux institutions belges et à son système judiciaire indépendant.
Respect de la souveraineté
En conséquence, Prévot a convoqué White à une réunion mardi, déclarant que si la Belgique apprécie le dialogue avec ses partenaires, l’ingérence dans ses processus démocratiques et les accusations infondées sont inacceptables. Il a souligné l’importance du respect mutuel de la souveraineté.
Cet incident n’est pas sans précédent. La Belgique avait déjà convoqué l’ambassadeur américain en 2013 à la suite des révélations d’Edward Snowden sur l’espionnage des alliés européens par la NSA.
Le chef du parti Vooruit, Conner Rousseau (Vooruit), a également condamné les propos de White, réaffirmant l’engagement de la Belgique, en tant qu’État de droit, à protéger ses citoyens contre les actions arbitraires et les intimidations. Il a déclaré que la procédure judiciaire devait pouvoir se dérouler sans ingérence extérieure et a souligné que même les ambassadeurs étaient soumis à la loi belge. Rousseau a suggéré à Prévot d’expliquer le fonctionnement du système judiciaire belge à White.
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