Chancelier Merz met en garde contre les menaces hybrides pour la sécurité en Allemagne


Principaux renseignements

  • L’Allemagne est confrontée à des risques croissants en matière de sécurité en raison de menaces hybrides telles que les cyberattaques et le sabotage.
  • Le chancelier Friedrich Merz attribue ces menaces à des actions hostiles, impliquant l’implication de la Russie dans les incursions de drones, l’espionnage et les attaques ciblées.
  • Les États membres européens de l’OTAN signalent des incidents similaires, mais la Russie nie toute implication ou rejette les accusations.

Vendredi, le chancelier allemand Friedrich Merz a lancé un avertissement sévère concernant les risques croissants pour la sécurité dans son pays. S’exprimant lors d’un sommet économique à Berlin, Merz a déclaré que si l’Allemagne n’était pas techniquement engagée dans une guerre, elle ne connaissait plus la tranquillité du temps de paix.

Émergence de menaces hybrides

Il a attribué cette situation précaire à la montée en puissance des menaces hybrides, qui englobent les cyberattaques et les actes de sabotage. Merz a fait allusion à une série d’actions hostiles sans nommer explicitement la Russie en tant qu’auteur, mais ses références impliquent fortement l’implication de la Russie. Il s’agit notamment d’intrusions de drones dans l’espace aérien allemand, d’activités d’espionnage, du récent assassinat dans le parc Tiergarten à Berlin et de menaces graves à l’encontre de personnalités. Ces incidents ne se produisent pas seulement en Allemagne, mais aussi dans de nombreux autres pays européens.

Preuves tangibles des menaces

Merz a également évoqué des actes de sabotage visant des infrastructures critiques. Il a également mentionné des tentatives de paralysie de centres de données et des cyberattaques persistantes. Selon lui, ces incidents constituent la preuve tangible de la nature des menaces.

Les déclarations de Merz interviennent alors que l’Europe est en proie à des inquiétudes croissantes. Plusieurs États membres de l’OTAN, dont la Pologne, la Roumanie et l’Estonie, ont signalé des violations de l’espace aérien ou des perturbations causées par des drones ce mois-ci. Dans certains cas, des responsables de l’OTAN ont confirmé l’implication de la Russie. La Russie a toutefois nié toute violation en Estonie, qualifiant l’incident polonais de fortuit et affirmant que les accusations roumaines avaient été inventées par l’Ukraine. (fc)

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