Principaux renseignements
- Le chancelier allemand Friedrich Merz est confronté à un test décisif pour son leadership lors du prochain congrès du parti CDU.
- La popularité de Merz a décliné en raison de promesses non tenues, d’une économie morose et de la montée en puissance de l’AfD, parti d’extrême droite.
- Pour conserver son poste, Merz doit répondre aux préoccupations nationales et gérer la menace posée par l’AfD sans s’aliéner les électeurs centristes.
Friedrich Merz, le chancelier allemand, est confronté à un test crucial lors du congrès du parti CDU de cette année. Sa popularité a diminué depuis sa victoire électorale il y a un an, en partie à cause de ses promesses électorales non tenues et de l’influence croissante de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), un parti d’extrême droite. C’est ce qu’écrit le site d’information européen Euractiv.
Une pression croissante
Pour ajouter à la pression, Merz est confronté à une économie morose et à une faible cote de popularité. Les prochaines élections régionales seront un baromètre essentiel de la force de la CDU. Le congrès du parti à Stuttgart révélera si Merz peut obtenir un nouveau mandat à la tête du parti avec la majorité écrasante qu’il avait obtenue précédemment.
Merz a pris ses fonctions en mai dernier après avoir mené son parti à la victoire en février 2025. Il a formé un gouvernement de coalition avec les sociaux-démocrates (SPD) et s’est engagé à revitaliser l’économie allemande, à limiter l’immigration clandestine, à renforcer les capacités de défense de l’Allemagne et à renforcer son rôle sur la scène internationale.
Défis nationaux
Si Merz a eu un impact significatif sur la scène internationale en défendant l’Ukraine, en augmentant les dépenses de l’OTAN et en dialoguant avec le président américain Donald Trump, son programme national a rencontré des difficultés. La lenteur de la croissance économique, exacerbée par les tensions commerciales internationales, a suscité les critiques des chefs d’entreprise qui réclament des réformes concrètes, notamment des réductions d’impôts et une simplification administrative.
De récents sondages ont montré que l’AfD dépassait la coalition CDU/CSU en termes de popularité. Pour aggraver encore la situation, le chancelier Scholz, dont Merz avait précédemment raillé le style de leadership, bénéficie désormais d’une cote de popularité plus élevée. Le mécontentement au sein de la CDU provient de diverses questions, notamment la décision de Merz de rompre une promesse électorale et de contracter de nouvelles dettes pour financer les dépenses de défense et d’infrastructure. Les inquiétudes concernant la viabilité du système de retraite allemand exacerbent encore ces tensions.
Critiques internes
Certains conservateurs au sein de la CDU estiment que Merz a fait trop de concessions au SPD, tandis que d’autres critiquent ses remarques brutales sur l’éthique du travail allemande. Ses récentes déclarations remettant en question la réputation de travailleurs acharnés des Allemands ont aliéné de nombreux électeurs.
Pour contrer la menace de l’AfD, Merz a adopté une position plus dure en matière d’immigration, renforçant les contrôles aux frontières et mettant fin aux programmes de naturalisation accélérée. Cependant, cette stratégie risque d’aliéner les électeurs centristes sans nécessairement convaincre ceux qui soutiennent l’AfD. Malgré ces défis, Merz reste confiant quant à son avenir, déclarant qu’il a l’intention de continuer à occuper le poste de chancelier pendant de nombreuses années encore.
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