Principaux renseignements
- L’Allemagne cherche à renforcer ses relations avec l’Italie dans un contexte de tensions croissantes avec la France sur la politique commerciale et la gestion des relations avec les États-Unis.
- Merz et Meloni souhaitent proposer des solutions économiques innovantes et donner la priorité à la compétitivité des entreprises au sein de l’UE.
- Les tensions transatlantiques, illustrées par la crise du Groenland et les éventuels droits de douane américains, mettent en évidence les divergences de vision entre l’Allemagne et la France concernant l’UE.
Le chancelier allemand Friedrich Merz cherche à renforcer les liens avec l’Italie dans un contexte de tensions croissantes entre l’Allemagne et la France concernant la politique commerciale européenne et la gestion du président américain Donald Trump. Merz rencontrera la Première ministre italienne Giorgia Meloni à Rome pour une réunion conjointe des cabinets, au cours de laquelle ils discuteront des stratégies visant à renforcer les économies européennes et à réduire leur vulnérabilité aux pressions extérieures exercées par leurs partenaires commerciaux et les puissances mondiales.
Innovations économiques
Dans un discours prononcé lors du Forum économique mondial de Davos, Merz a exprimé son espoir que l’initiative germano-italienne génère des idées innovantes pour la croissance économique. Il a appelé à une restructuration du budget de l’UE afin de donner la priorité à la compétitivité des entreprises, soulignant la nécessité d’une « Europe rapide et dynamique ». Les deux dirigeants prévoient de présenter leurs propositions aux autres chefs d’État de l’UE lors d’un sommet consacré à la compétitivité européenne qui se tiendra à Bruxelles le 12 février.
Tensions transatlantiques
Cette réunion fait suite à une semaine tumultueuse marquée par des menaces d’augmentation des droits de douane américains à l’encontre des entreprises européennes. Trump a tenté de faire pression sur le Danemark pour qu’il cède sa souveraineté sur le Groenland aux États-Unis, ce qui a conduit à un accord qui renforcerait considérablement la présence américaine sur l’île. Cet incident a mis en évidence la fragilité des relations transatlantiques et révélé les divisions croissantes entre Berlin et Paris.
Des visions divergentes
Si l’Allemagne et la France ont toujours eu des visions différentes de l’UE, la France favorisant l’augmentation des emprunts et le contrôle centralisé tandis que l’Allemagne prône la rigueur budgétaire, les tensions récentes avec les États-Unis exacerbent encore ces divergences. La forte dépendance de l’Allemagne à l’égard des exportations vers les États-Unis contribue à cette divergence.
Pendant la crise du Groenland, le président français Emmanuel Macron a préconisé l’activation de l’instrument anti-coercition, un outil puissant qui confère à la Commission européenne le pouvoir de riposter contre les puissances étrangères qui tentent d’imposer des changements majeurs au bloc. Merz, soucieux des intérêts commerciaux allemands, a publiquement critiqué la position de Macron, soulignant que l’exposition de la France aux droits de douane américains différait de celle de l’Allemagne et justifiant le désir de Macron d’une réponse plus forte.
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